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En bref : le problème du court-circuit du LHC est résolu !

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Le Cern n'a pas tardé à donner des nouvelles en ce qui concerne le court-circuit découvert dans l'un des aimants supraconducteurs du LHC. En faisant fondre le morceau de métal coincé dans l'une des connexions, l'équipe a résolu le problème. Des faisceaux de protons devraient finalement faire leur retour dans le Grand collisionneur de hadrons où ils circuleront dans quelques jours.

Fin mars 2015, les équipes du LHC ont réalisé différents tests pour identifier la cause d'un court-circuit vers la terre entre un aimant et sa diode de protection qui retardait le redémarrage du LHC. Le 25 mars, ils ont effectué des radiographies de la connexion. © Maximilien Brice, Cern

L'incident était mineur mais il avait contraint le Cern à repousser d'au moins une semaine la date du redémarrage du LHC initialement prévue pour la semaine du 23 mars 2015. Il s'agissait d'un court-circuit vers la terre détecté sur l'une des connexions reliant un des aimants supraconducteurs à la boîte à diodes située sous l'aimant le samedi 21 mars 2015.

Celle-ci fait partie du système de protection des aimants en déviant le courant dans un circuit parallèle en cas de transition résistive (« quench »), c'est-à-dire lorsque l'un d'entre eux passe de l'état supraconducteur à l'état conducteur sous l'effet d'une faible élévation de température au-dessus de 1,9 kelvins. Lors des opérations de préparation des aimants, pour assurer leur fonctionnement adéquat lorsque circulent des faisceaux de protons de 6,5 TeV, un fragment de métal s'était coincé dans la connexion. Les radiographies aux rayons X de l'endroit où se trouvait ce fragment permettaient de penser que l'on pouvait le faire fondre à la manière d'un fusible. De cette manière, l'équipe n'a pas eu besoin d'intervenir directement. Il aurait alors fallu réchauffer une portion du LHC puis la refroidir, ce qui aurait occasionné un retard de 6 semaines environ.

Le choix de tenter de faire fondre le fragment s'est révélé payant, comme vient de l'annoncer le Cern. Le 30 mars 2015 un courant de près de 400 ampères a été injecté pendant quelques millisecondes, éliminant victorieusement le problème du court-circuit. Très optimiste, le Cern a aussi fait savoir que le plus puissant accélérateur de particules du monde devrait entrer à nouveau en service au cours de cette semaine.

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