Tess vient de terminer sa deuxième année de mission, pendant laquelle il a imagé l'hémisphère céleste au nord de l'écliptique. À cette occasion, la Nasa nous offre en vidéo la vue complète du ciel boréal obtenue par le satellite de recherche d'exoplanètes.

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Des étoilesétoiles, des nébuleusesnébuleuses, des galaxiesgalaxies... Tous ces objets brillent dans le nouveau panorama du ciel boréal obtenu à partir de 208 images capturées par le Transiting Exoplanet Survey Satellite (TessTess) de la NasaNasa. Ce satellite chasseur d'exoplanètesexoplanètes, lancé en 2018, a photographié environ 75 % du ciel au cours de ses deux premières années et poursuit actuellement sa mission.

Après avoir exploré pendant un an l'hémisphère céleste au sud de l'écliptique, Tess a poursuivi pendant une autre année avec l'hémisphère nordhémisphère nord. Tess a pour le moment découvert 74 exoplanètes ainsi qu'environ 1.200 candidats en attente de confirmation. Plus de 600 de ces candidats se trouvent dans le ciel boréal.

Tess détecte ces planètes en mesurant la variation de luminositéluminosité de leur étoile induite par leur passage devant elle, ce qu'on appelle un transittransit. Cette technique, qui a permis de détecter environ les trois quarts des près de 4.300 exoplanètes actuellement connues, permet également d'étudier d'autres phénomènes tels que les variations stellaires et les explosions de supernovasupernova.

Le ciel boréal vu par Tess

La mosaïque nord de Tess couvre une moins grande portion du ciel que celle du sud car, pour environ la moitié des secteurs septentrionaux, l'équipe de la mission a décidé d'incliner les caméras plus au nord pour minimiser l'impact de la lumièrelumière diffusée de la TerreTerre et de la LuneLune.

Ce panorama ne donne qu'un aperçu des données renvoyées par Tess. La mission divise chaque hémisphère céleste en 13 secteurs, photographiés chacun pendant près d'un mois à l'aide de quatre caméras qui transportent un total de 16 capteurscapteurs CCD. Au cours de sa mission primaire, les caméras ont capturé un secteur complet du ciel toutes les 30 minutes. Cela signifie que chaque CCD a acquis près de 30.800 images scientifiques complètes. En y ajoutant d'autres mesures, Tess a renvoyé plus de 40 téraoctets de données jusqu'à présent, l'équivalent de 12.000 films en haute définition.

Cette mosaïque du ciel boréal est constituée de 208 images prises par Tess au cours de sa deuxième année. Parmi les nombreux objets célestes notables visibles : l'arc brillant et les nuages de poussières sombres de la Voie lactée (à gauche), la galaxie d'Andromède (ovale, au centre gauche) et la nébuleuse de l'Amérique du Nord (en bas, à gauche). Les lignes noires correspondent aux espaces entre les détecteurs du système de caméra de Tess. © Nasa, MIT, Tess et Ethan Kruse (USRA).
Cette mosaïque du ciel boréal est constituée de 208 images prises par Tess au cours de sa deuxième année. Parmi les nombreux objets célestes notables visibles : l'arc brillant et les nuages de poussières sombres de la Voie lactée (à gauche), la galaxie d'Andromède (ovale, au centre gauche) et la nébuleuse de l'Amérique du Nord (en bas, à gauche). Les lignes noires correspondent aux espaces entre les détecteurs du système de caméra de Tess. © Nasa, MIT, Tess et Ethan Kruse (USRA).

Tess démarre sa mission étendue

Ces chiffres vont continuer d'augmenter au cours de l'année à venir puisque Tess a commencé, le 5 juillet dernier, sa mission prolongée, au cours de laquelle il passera une année supplémentaire à imager le ciel austral. Le satellite retournera voir les planètes découvertes au cours de sa première année, en trouvera de nouvelles et comblera les trous dans sa couverture du ciel. Les améliorations apportées à la collecte et au traitement des données du satellite permettent désormais au Tess de renvoyer des images de secteur complet toutes les 10 minutes et de mesurer la luminosité de milliers d'étoiles toutes les 20 secondes, tout en poursuivant sa stratégie précédente consistant à mesurer la luminosité de dizaines de milliers d'étoiles toutes les deux minutes.

Padi Boyd, scientifique de la mission au Goddard Space Flight Center de la Nasa à Greenbelt, dans le Maryland, s'en réjouit déjà : « Ces changements promettent de rendre la mission prolongée de Tess encore plus fructueuse. La réalisation de mesures de haute précision de la luminosité stellaire à ces fréquencesfréquences fait de Tess une nouvelle ressource extraordinaire pour étudier les étoiles éruptives et pulsantes et d'autres phénomènes transitoires, ainsi que pour explorer la science des exoplanètes en transit. »