Photo composite des Léonides prise en 2001 dans le ciel au-dessus de Monument Valley. © Sean M. Sabatini, Apod

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Étoiles filantes : ne manquez pas les Léonides !

ActualitéClassé sous :Astronomie , étoile filante , météore

Les 17 et 18 novembre, l'activité des Léonides, l'une des pluies d'étoiles filantes les plus importantes de l'année, atteindra son maximum. Et cette année, il n'y aura pas de Lune pour gêner l'observation...

La pluie d'étoiles filantes des Léonides n'est pas aussi célèbre que l'averse estivale des Perséides, dont l'activité culmine entre le 12 et le 13 août, mais elle gagne à être connue. Certes, son activité, qui s'étend chaque année entre le 6 et le 30 novembre, ne tombe pas pendant des vacances et se produit durant des nuits qui peuvent être glaciales. Mais cela peut valoir la peine de passer un moment les yeux levés vers le ciel étoilé de l'automne, à l'affût des météorites et même des bolides, en compagnie d'Orion, du Taureau, du Grand Chien...

C'est entre minuit et l'aube, les 17 et 18 novembre, que l'essaim météoritique des Léonides atteint son maximum d'activité. Le cru 2017 s'annonce classique avec une moyenne de 15 météores visibles par heure. Mais attention, des sursauts ponctuels avec plus de 100 étoiles filantes par heure ne sont pas à exclure. La vitesse moyenne de pénétration dans l'atmosphère de ces météores brillants est de 71 km/s. Par bonheur, cette année, la Lune n'inondera pas le ciel de sa lumière. Mieux : discrète et en très fin croissant le 17, elle clôturera la nuit en brillant à côté de Vénus et Jupiter.

En 1833 et 1866, la tempête d’étoiles filantes des Léonides avait stupéfait les nord-américains qui ont pu l’admirer. © Domaine Public

Des pluies d’étoiles filantes qui peuvent devenir des tempêtes !

Les courants de poussière qui sont à l'origine des Léonides sont alimentés par la comète 55P/Tempel-Tuttle dont la période orbitale est de 33 ans — prochain périhélie en 2031. Après ses passages, les pluies d'étoiles filantes peuvent alors se transformer en véritables tempêtes !

La Terre est alors arrosée de plusieurs milliers de minuscules grains cométaires, comme ce fut le cas en 1833, 1866, 1966 et plus récemment en 1999 et 2001. Des spectacles célestes saisissants qui ont à chaque fois marqué les mémoires. Selon les prévisions, la Terre hélas ne devrait pas revivre de tempêtes météorites aussi intenses avant 2099 !

Rappelons enfin que pour augmenter vos chances de voir un maximum d'étoiles filantes, il convient de vous éloigner le plus possible des grandes agglomérations urbaines, dont la pollution lumineuse nuit à l'observation.

Prochain pic d'étoiles filantes important : les 13 et 14 décembre avec les Géminides.

Pour en savoir plus

La pluie d'étoiles filantes des Léonides en 2009

Article de Jean-Baptiste Feldmann publié le 15 novembre 2009

Chaque année, la Terre dans son déplacement coupe l'orbite d'anciennes comètes qui ont abandonné des poussières dans leur sillage. L'occasion d'observer quelques étoiles filantes qui se consument dans notre atmosphère, et plus rarement de véritables pluies de météores. Qu'en sera-t-il le 17 novembre pour les Léonides ?

Semblant émaner de la constellation du Lion par un effet de perspective, les Léonides sont les restes de la comète 55P/Tempel-Tuttle, découverte fin 1865. Sa trajectoire l'amène tous les 33 ans à s'approcher du Soleil et à réinjecter des tonnes de poussières sur son orbite, ce qui nous vaut un magnifique spectacle : en 1933, on a pu observer une moyenne de 200 météores à l'heure et en 1966 c'est une véritable pluie de lumière qui a émerveillé les observateurs américains avec parfois plusieurs météores par seconde. En 1998, les observateurs européens ont eu une belle surprise : alors qu'il était prévu d'admirer le maximum d'activité depuis l'Asie, ce dernier s'est décalé pour se dérouler en fin de nuit au-dessus de l'Europe, avec une moyenne de 500 Léonides par heure.

En dehors de ces rendez-vous spectaculaires tous les 33 ans, l'essaim des Léonides reste l'un des plus riches, il est donc très attendu chaque année après la mi-novembre. Pour autant la prévision de l'activité d'un essaim reste un art difficile : le flot de poussières abandonné le long de l'orbite cométaire évolue lentement, soumis aux influences gravitationnelles du Soleil et des planètes, surtout les plus massives comme Jupiter. Les poussières tendent à se regrouper en zones plus riches, des « poches » que notre planète croise à des instants précis.

Modélisation de la répartition des Léonides en 2009 le long de l'orbite terrestre, d'après les calculs de l'IMCCE.

Pour 2009, les dernières simulations de l'IMCCE (Institut de Mécanique Céleste et de Calculs d'Ephémérides) font état d'une belle activité la nuit du 17 au 18 novembre. Le maximum devrait se produire entre 21 heures et 23 heures TU (soit une heure plus tard en heure française) avec 100 à 300 météores par heure. Malheureusement; le radiant (point d'où semblent émaner les météores) ne sera pas encore levé en Europe. La constellation du Lion deviendra visible après minuit, alors que le pic d'activité sera passé. À moins que, comme en 1998, une bonne surprise ne vienne récompenser ceux qui auront eu le courage de veiller...

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