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L'étoile qui a le tournis

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Une équipe d'astronomes dirigée par Jason Hessels, doctorant à l'Université McGill, a découvert l'étoile à neutrons la plus rapide jamais encore observée à ce jour. De densité exceptionnelle, ce pulsar d'un diamètre de 32 kilomètres effectue 716 rotations par seconde, améliorant ainsi le record précédent par près de 100 rotations par seconde, détenu par un pulsar découvert en 1982.

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L'équipe dont fait aussi partie la directrice de thèse de Hessels, Vicky Kaspi, professeur de physique à l'Université McGill et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en astrophysique d'observation, a fait cette découverte à l'aide du Télescope Robert C. Byrd de la National Science Foundation à Green Bank, en Virginie occidentale.

Les travaux de Hessels ont permis de recueillir d'importantes données sur la nature d'une des formes de matière les plus mystérieuses de l'univers, dont il a présenté les résultats lors du congrès de l'American Astronomical Society à Washington, DC.

Les pulsars sont des étoiles à neutrons qui tournent sur elles-mêmes et émettent des faisceaux d'ondes radio ou de lumière à chaque rotation. Leur matière est extrêmement dense, tant et si bien que l'on évalue le poids d'une cuillère à thé de matière d'étoile à neutrons à plusieurs milliards de tonnes. La manière dont les pulsars génèrent de puissants faisceaux de radiation électromagnétique demeure encore un mystère.

L'équipe de McGill a découvert le pulsar PSR J1748-2446ad dans une grappe d'étoiles du nom de Terzan 5, située à près de 28.000 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Sagittaire. Ce nouveau pulsar effectue 716 rotations par secondes, soit une vitesse atteignant le dixième de celle de la lumière. Cette rapidité suggère que ce pulsar est âgé de dix milliards d'années alors que l'étoile massive qui l'a engendré n'a existé que quelques millions d'années.

Cette découverte laisse augurer la présence de pulsars encore plus rapide, sous réserve qu'ils ne dépasseront jamais la vitesse de la lumière en accord avec la théorie de la relativité générale d'Einstein. Si ces étoiles existent, elles seront toutefois encore plus petites et permettraient probablement de lever le voile sur la nature particulière de la matière à haute densité dont elles sont constituées.

La recherche sur les pulsars a été financée par la Fondation canadienne pour l'innovation, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies, l'Institut canadien de recherches avancées, le programme de Chaires de recherche du Canada et la National Science Foundation des États-Unis

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