Le plus grand radiotélescope au monde, le projet SKA, sera construit sur deux sites distants de 9.000 kilomètres l'un de l'autre. Les 3.000 antennes que comptera ce radiotélescope seront installées en Afrique du Sud et en Australie. Elles seront mises en réseau et reliées entre elles pour former un télescope radio d'un kilomètre carré, d'où son nom de Square Kilometer Array, qui sera 50 fois plus sensible que les actuels radiotélescopes les plus puissants. © SPDO/TDP/DRAO/Swinburne Astronomy Productions

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Le SKA sera construit en Australie et en Afrique du Sud

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Le plus grand radiotélescope du monde sera construit en Afrique du Sud et en Australie. Le consortium en charge du projet du SKA (Square Kilometer Array) a en effet opté pour l'installation sur deux sites différents. 

Le SKA est un réseau d'antennes radio réparties sur une surface pouvant s'étendre sur plusieurs milliers de kilomètres de rayon qui constituera une surface collectrice cumulée atteignant près d'un kilomètre carré, d'où son nom. Loin de la mise en réseau de l'instrument spatial Radioastron avec des radiotélescopes dont le géant d'Arecibo, créant l'équivalent d'une antenne de 220.000 km, mais seulement temporairement, ce SKA sera le plus grand radiotélescope du monde.

Initialement, il devait être construit sur un seul site. Mais le consortium en charge du projet a décidé de le partager entre l'Australie et l'Afrique du Sud, les deux pays qui étaient encore en compétition pour l'accueillir.

Dans sa nouvelle configuration, le SKA regroupe toujours 3.000 antennes de trois types différents, correspondant à trois domaines de fréquences distinctes et dédiés à des champs d'observation spécifiques. Mais, au lieu d'être installées sur un seul site, elles seront partagées, par type, entre les deux sites. © SPDO/TDP/DRAO/Swinburne Astronomy Productions

Cinquante ans d'observations pour le SKA

Cette solution est rendue possible par le concept même du SKA qui prévoit la mise en réseau de plusieurs antennes. Pour expliquer son choix, le consortium a mis en avant les efforts déjà réalisés par les deux pays dans le domaine de l'astronomie, en particulier avec le projet Meerkat pour l'Afrique du Sud et Askap pour l'Australie. Sans le dire, cette solution a également l'avantage de sécuriser le financement du projet dont le coût est estimé à quelque 1,5 milliard d'euros pour la construction et plus de 100 millions d'euros par an pour l'entretien.

Ce futur radiotélescope sera donc installé au milieu de la région aride du Karoo, dans le sud-ouest de l'Afrique du Sud, et à Mileura, dans l'ouest australien. L'Afrique du Sud hébergera les antennes moyennes et hautes fréquences (au-dessus de 500 mégahertz) et l'Australie celles à basses fréquences (en dessous de 500 mégahertz). Sa construction doit débuter en 2016 avec pour objectif de rendre opérationnels les deux sites d'ici 2024. Il fonctionnera pendant au moins cinquante ans.

Pour les astronomes, cet instrument sera surtout utilisé pour comprendre comment l'univers s'est formé et apporter des réponses à une multitude de questions actuellement sans réponse.

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