Sur Mars, Curiosity ne s'est heureusement pas arrêté et la mission JPL se poursuit. Il roule actuellement vers le mont Sharp, dont les premières pentes sont visibles sur ce panorama, réalisé en août 2012, peu après l'atterrissage. © Nasa, JPL

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Shutdown de l'administration US : quelles conséquences pour le spatial ?

ActualitéClassé sous :Astronautique , Nasa , shutdown

Après la fermeture de toutes les administrations non essentielles aux États-Unis, le site de la Nasa est fermé et, derrière lui, de nombreuses missions en cours sont gelées. Même Curiosity n'envoie plus ses tweets. Le JPL, cependant, s'occupe toujours de lui.

Le 1er octobre 2013, la Nasa fêtait son 55e anniversaire. Malheureusement, ce jour était aussi le premier jour de l'année fiscale 2014 états-unienne et il s'est ouvert par l'arrêt des activités gouvernementales (shutdown) alors que le Congrès n'a pas réussi à se mettre d'accord sur le vote du budget. Plusieurs membres du parti républicain, à la Chambre, continuent de conditionner leurs votes au report voire l'annulation de l'application de la loi sur l'assurance santé, dite Obamacare. Après cette « fermeture » du gouvernement, seules les activités considérées comme essentielles - armée, contrôle du trafic aérien, douanes entre autres - continuent de fonctionner, le reste du gouvernement étant paralysé jusqu'à nouvel ordre. Au total, 800.000 agents sur les deux millions de fonctionnaires du pays ont été arrêtés.

Dans le secteur spatial, les opérations liées à l'ISS ont été considérées comme essentielles. Toutefois, 97 % des employés de la Nasa ont été mis à l'arrêt forcé (furloughed). Seuls 549 des 18.250 employés travaillent actuellement. Le lancement de la mission martienne Maven, prévu pour le 18 novembre, pourrait être menacé, non pas dans ses activités d'intégration exécutées par l'industriel, mais dans la préparation du pas de tir au centre Kennedy, qui est une installation fédérale. En effet, la fenêtre d'opportunité de lancement est de 20 jours. Si la mission n'était pas prête à temps, la prochaine opportunité de lancement n'aurait pas lieu avant 26 mois. L'impact sur la mission demeure incertain tant que la durée de ce shutdown n'est pas clarifiée (Futura-Sciences reviendra prochainement sur les risques qui pèsent sur cette mission Maven).

La sonde New Horizons poursuit sa route vers Pluton (qu'elle atteindra en 2016) et les humains qui s'en occupent (car il faut régulièrement converser avec elle) ne sont pas au chômage. © Nasa

Nos envoyés spatiaux travaillent toujours

Le robot Curiosity devrait toutefois poursuivre sa mission sur le court terme dans la mesure où il est principalement opéré depuis le JPL (Jet Propulsion Laboratory), qui est certes un centre de la Nasa, mais géré par le Caltech (California Institute of Technology). L'APL (Applied Physics Lab) de l'université Johns Hopkins se trouve dans une situation similaire et continue de faire fonctionner Messenger et New Horizons.

À la NOAA, l'impact du shutdown semble plus modéré : 45 % des 12.001 employés (5.400 personnes) devraient poursuivre leurs activités. Notamment, les 3.935 employés du National Weather Service, en charge des activités de météorologie et de surveillance et prévention des catastrophes naturelles, continueront leurs activités quotidiennes normalement. Les activités de recherche et développement, comme celles concernant le modèle GFS (Global Forecasting System), sont toutefois mises entre parenthèses. Enfin, seule une équipe d'astreinte continuera à travailler sur le projet la mission opérationnelle du JPSS (Joint Polar Satellite System).

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