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L'horizon s'éclaircit pour la Station Spatiale Internationale (ISS)

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Les chefs des 16 agences spatiales qui participent à la Station spatiale internationale doivent se réunir le 5 décembre à Tokyo pour se pencher sur son budget. Ils ne manqueront pas de se féliciter du volte-face américain concernant sa participation à la poursuite de l'assemblage de l'ISS.

Alors que ces derniers avaient un temps envisagé l'abandon de nombreux modules scientifiques et d'habitation, de geler le développement du véhicule de secours des équipages (CRV) et d'imposer une réduction de l'équipage permanent à bord de la Station, voilà que les Américains redécouvrent les bienfaits d'une saine coopération internationale reposant sur le respect des engagements.

L'administrateur de la NASA, Sean O'Keefe, a réussit à combler le trou dans le budget consacré à la Station, source de contentieux avec ses partenaires dans le programme, et afficher sa volonté d'installer le nœud de connexion américain (US Node) au plus tard en février 2004 et ce afin de ne pas retarder l'installation des laboratoires scientifiques européens (Columbus) et nippons (Kibo) auquel ils se raccrocheront. Enfin, Sean O'Keefe a défendu l'idée d'un véhicule spatial, lancé par une fusée classique (consommable) qui permettrait le transport d'astronautes vers l'ISS et de leur servir de véhicule de secours. Ce véhicule remplacera les Soyuz russes, utilisés comme chaloupe de sauvetage et libérera la flotte de navettes spatiales de leur activité de transport d'équipage, ce qui permettra de l'affecter à d'autres tâches, comme le déploiement en orbite de charges très lourdes.

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