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La Chine s'apprête à lancer cette semaine un module orbital

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La Chine poursuit son ambitieux programme de vols habités avec le lancement cette semaine d'un premier module orbital, qui sera ensuite rejoint par une capsule Shenzhou, inhabitée mais pourvue d'un système d'amarrage. L'objectif est d'apprendre à maîtriser les rendez-vous spatiaux. Et pourquoi pas avec l'ISS ?

Tiangong-1, dont le lancement est prévu entre le 27 et le 30 septembre, devrait être rejoint en orbite par une capsule Shenzhou inhabitée pour s'y amarrer. © Cast

Absente du programme de la Station spatiale internationale et des grands projets futurs d'exploration humaine du Système solaire menés en coopération internationale, la Chine poursuit son programme de vols habités et s'apprête à franchir une étape supplémentaire avec le lancement de son premier module orbital, Tiangong-1.

Installé sur son pas de tir depuis le 20 septembre, il sera lancé entre le 27 et le 30 septembre au moyen d'une version plus puissante de la Long March 2F, habituellement utilisée pour les vols habités. Dénommée Long March 2FG, cette évolution de la 2F se caractérise par un deuxième étage de plus grande capacité pour augmenter la masse de la charge utile à lancer et d'un nouveau système de contrôle pour améliorer la mise à poste.

D'une masse de 8,5 tonnes, le module Tiangong-1 sera lancé cette semaine. © SinoDefense.com

Ce module orbital que l'on présente à tort comme un laboratoire scientifique, voire comme précurseur d'une petite station spatiale, n'a semble-t-il comme seule fonction que d'être une cible pour un rendez-vous orbital. En effet, il sera rejoint à la fin de l'année, voire au début 2012, par Shenzhou 8, une capsule orbitale inhabitée qui se différencie de ses prédécesseurs par l'emport d'un système d'amarrage.

Comme il serait dommage de lancer un module vide dans l'espace, Tiangong-1 transportera quelques expériences scientifiques, dont l'une, belge, est une étude concernant le cancer. Il pourra également être utilisé comme un habitat temporaire à la condition qu'une capsule Shenzhou y soit amarrée. Dernièrement, la Chine a laissé filtrer quelques images du module en phase finale d'intégration au lanceur, montrant deux emplacements occupés vraisemblablement par des caméras (ou tout autre appareil d'observation de la Terre), faisant face à la Terre lorsque l'engin sera en orbite.

La Chine veut s’amarrer à l’ISS

En démontrant la maîtrise du rendez-vous orbital et l'expérience acquise avec ses trois vols habités, la Chine souhaiterait amarrer à l'ISS de façon temporaire un de ses engins. Techniquement rien ne s'y opposera car elle utilise le même système d'amarrage russe qui équipe les Soyouz et Progress pour rejoindre l'ISS. Mais les partenaires de l'ISS, parmi lesquels figure le Japon, ont toujours refusé la présence de la Chine au motif de violations répétées des droits de l'Homme. Malgré des efforts diplomatiques depuis la première demande officielle en 2001, il n'y a guère de chance que la Chine parvienne à lancer un équipage vers l'ISS ces prochaines années.

Si seulement trois vols habités ont été réalisés depuis 2003, le lancement de Tiangong-1 et ses deux autres frères va indéniablement relancer le programme des vols habités chinois. Tiangong-2, qui sera lancé en 2012 ou 2013, est conçu pour abriter trois taïkonautes pendant une vingtaine de jours. Quant au troisième exemplaire, il devrait être lancé en 2013 et sera habitable par trois personnes pendant quarante jours.

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