Acquises à trois mois d'intervalle (début janvier à gauche et fin mars à droite), ces deux autoportraits du rover Opportunity de la Nasa montrent l'effet du vent sur ses panneaux solaires. En janvier, ceux-ci étaient complètement recouverts d'une fine couche de poussière, alors que cette dernière avait complètement disparu à la fin mars ! © Nasa, JPL-Caltech, université Cornell, université d’État de l’Arizona

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En bref : sur Mars, Opportunity nous envoie un selfie pédagogique

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Sur Terre, la mode est à l'autoportrait. Au « selfie », doit-on dire pour être dans le coup. Sur Mars, Opportunity l'est assurément aussi. Près de dix ans après son arrivée sur la Planète rouge, ce rover martien est toujours d'attaque. Et ses autoportraits nous expliquent en partie pourquoi.

Arrivé sur la planète Mars en janvier 2004, le rover Opportunity est toujours en activité. Et c'est très surprenant pour une machine qui avait été conçue à l'origine pour fonctionner pendant 90 jours martiens. Aujourd'hui, il en est à sa 3.640e journée sur la Planète rouge ! Alors certes, les programmes spatiaux sont coutumiers du fait (la plupart dépassent de plusieurs mois, voire de quelques années leur durée de vie initiale), mais là, c'est du jamais vu.

Dix ans après son atterrissage, dans Meridiani Planum, cette longévité s'explique en partie par la qualité des équipements qui résistent mieux que prévu aux contraintes du climat martien et par le soin que prennent les ingénieurs du JPL à tracer sa route. Évoquons aussi par les vents martiens et les incessants dust devils. Ces tourbillons de sable survenant ici et là balaient les rovers, les débarrassant des poussières qui s'accumulent notamment sur les panneaux solaires.

Et c'est très certainement les vents qui sont le plus à mettre au crédit de cette longévité. Le dernier selfie d'Opportunity a cela de remarquable qu'il le montre sous un de ses meilleurs jours. Le Jet Propulsion Laboratory (JPL), qui gère le rover, ne l'avait jamais vu aussi propre que depuis l'hiver martien de... 2005. Et la production d'énergie s'en ressent. Aujourd'hui, ses panneaux solaires sont capables de produire quelque 620 wattheures par jour, contre seulement 375 en janvier 2014, quand ils étaient recouverts de poussière.

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