C’est dans la jungle du Guatemala, à Tikal, ici en photo, que des chercheurs viennent de découvrir une nouvelle cité maya géante. © reisegraf.ch, Fotolia

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Une cité maya géante découverte sous la jungle du Guatemala

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Dans le département du Petén, au nord du Guatemala, des chercheurs ont découvert des dizaines de milliers de maisons et autres bâtiments mayas. De quoi penser que ce peuple était fort de millions de personnes.

À Tikal, dans le bassin du Petén, au Guatemala, une cité endormie, cachée jusqu'alors sous la végétation dense, vient d'être découverte. Selon les dernières estimations, le peuple maya comptait 10 à 15 millions de personnes, soit bien plus que ce que les spécialistes pensaient jusqu'alors.

C'est grâce au Lidar (Light Detection And Ranging, en anglais) — et aux drones — que ces ruines ont pu être révélées. « Elles étaient juste là et nous ne les voyions pas », raconte Thomas Garrison, anthropologue à l'Ithaca College de New York (États-Unis). Le Lidar, en effet, est un instrument de télédétection qui permet de s'affranchir, au moins en partie, des contraintes physiques rencontrées au cœur de la jungle pour repérer des vestiges. Une aubaine, car le potentiel archéologique de ce type de sites (jungle, forêt, etc.) est important, notamment parce que les ruines y sont généralement particulièrement bien conservées.

À gauche, une photo classique du site de El Zotz, dans la région de la cité maya géante découverte récemment, et, à droite, une image créée grâce aux données Lidar. © Ithaca College

Des milliers d'édifices

Les recherches menées sur place ont ainsi permis de mettre au jour une cité d'environ 2.100 km2 constituée de pas moins de 60.000 structures, parmi lesquelles d'imposants centres de cérémonie et au moins une forteresse, dont les remparts semblent s'élever à quelque 10 mètres de hauteur.

Autre découverte inattendue : la présence de terres agricoles de dimension quasi industrielle, irriguées par des canaux organisés. Certaines régions auraient ainsi été cultivées jusqu'à 95 % de leur superficie. De quoi imaginer une société hautement structurée autour d'un État organisateur.

Pour en savoir plus

Les Mayas préclassiques plus avancés que prévu

La période de la civilisation maya de 2000 ans av. J.-C. à l'an 250 de notre ère réserve bien des surprises. Une équipe menée par un archéologue de l'université Vanderbilt de Nashville (Tennessee) a ainsi découvert, sur le site préclassique de Cival, au Guatamala, des objets aussi élaborés que ceux de l'âge d'or des Mayas (période classique, de 250 à 900 ap. J.-C.).

Article de France-science paru le 18/05/2004

Les fouilles, financées par la National Geographic Society, ont notamment permis de mettre au jour deux immenses masques de stuc, 120 pièces de jade polies, un centre de cérémonie qui s'étend sur 800 mètres et une stèle vieille de 2.300 ans comportant des inscriptions.

Selon les chercheurs, Cival, qui a pu compter jusqu'à 10.000 personnes à son apogée vers 150 av. J.-C., est sans doute l'une des plus anciennes et plus grandes cités mayas préclassiques. Sa sophistication et celle d'autres sites contemporains récemment explorés laissent penser que le niveau de développement de ces anciens bâtisseurs a été largement sous-estimé.

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