L’avion solaire de Solar Impulse a réussi son vol. Une semaine après avoir été contraint au demi-tour, André Borschberg a posé son avion à Ouarzazate au terme d’un vol de près de 700 km.
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La seconde tentative fut la bonne. Après un vol de plus 17 heures, l'avion solaire de Solar Impulse, qui avait décollé à 6 h 05 TU (temps universel) de Rabat, a atterri à Ouarzazate à 23 h 25 TU (0 h 25 en heure locale). Cette fois, les ventsvents étaient favorables, c'est-à-dire pas trop forts et orientés dans le bon sens.

Pour mieux en profiter, le voyage a commencé par un survolsurvol maritime, à une quinzaine de kilomètres de la côté marocaine et à une altitude de moins de 1.000 m. Au niveau d'Essaouira, André Borschberg a dirigé son HB-SIA vers le sud-est tout en montant jusqu'à près de 9.000 m, où le masque à oxygèneoxygène était de rigueur. À cette altitude, il évitait les turbulencesturbulences et les vents forts dus aux courants d'origine thermique et s'offrait un vol paisible. Mais froid... Une heure environ avant l'atterrissage, on a vu l'avion solaire faire demi-tour. Dans son cockpit ni chauffé ni pressurisé, André Borschberg voulait simplement profiter de la chaleurchaleur du soleilsoleil en l'orientant face à lui, c'est-à-dire en allant vers l'ouest.

Vers 23 h 00 TU, donc minuit en heure locale, l'avion s'est présenté pour une approche finale sur l'aéroport de Ouarzazate, où le pilote était attendu avec un verre de thé chaud, comme il se doit mais aussi avec les danses d'un groupe folklorique. La visite de l'équipe de Solar ImpulseSolar Impulse à Ouarzazate a un but : le projet d'une centrale thermosolaire de l'agence de l'énergieénergie marocaine, Masen, qui devrait produire 160 MW, puis 500 MW à l'horizon 2015.