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En bref : les boîtes noires du Rio-Paris pourront parler

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Les deux enregistreurs de vol extraits de l'épave de l'Airbus A330 ont été étudiés ce weekend au Bourget par le BEA. Les mémoires sont en bon état et restent lisibles, ont expliqué les enquêteurs. On devrait donc dans quelques semaines mieux comprendre les raisons de l'accident du vol AF447 en juin 2009.

Le châssis du FDR photographié sur le site de l'épave, par 3.900 mètres de fond. L'enregistreur lui-même, plus petit et cylindrique, est à l'origine fixé sur la partie plane, visible ici à gauche. © BEA

Une fois repérées par les AUV (Automated Underwater Vehicle), les « boîtes noires » de l'Airbus A330-203 du vol AF447 Rio-Paris du 1er juin 2009 ont été ramenées sur l'aérodrome du Bourget, où les attendaient les experts du BEA (Bureau d'enquêtes et d'analyses). Comme on l'espérait, les deux enregistreurs de vol, qui utilisent aujourd'hui des mémoires Flash (comme les cartes pour appareils photo) ont bien résisté à deux années à 3.900 mètres sous la surface.

 

Un enregistreur des données de vol (FDR) semblable à celui de l'Airbus A330. © BEA

Le BEA indique que les deux ont pu être lues. Le FDR (Flight Data Recorder) fournira donc les éléments techniques du vol (fonctionnement de l'avion, navigation...) et le CDR (Cockpit Data Recorder) fera entendre les conversations de l'équipage et les bruits d'ambiance dans le poste de pilotage dans les deux heures qui ont précédé le crash.

Ces analyses, cependant, ne font que commencer et dureront plusieurs semaines. Les données de deux enregistreurs de vol ne sont d'ailleurs pas les seuls éléments que les enquêteurs prendront en compte. Le travail sera filmé et suivi par des experts indépendants venus de différents pays, un officier de police judiciaire et un expert judiciaire.

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