« La nature a décidé de nous offrir un bouquet final pour le départ : l’aurore boréale la plus intense de toute la mission… Elle dessinait une véritable couronne sur le nord de l’Amérique, avec des pics qui semblaient dépasser notre altitude, et des pulsations rapides qui dessinaient des vagues bleues-vertes, on aurait dit comme une respiration ! Nous avons volé au travers, le nez collé aux vitres. » © ESA, Nasa, T. Pesquet
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« L’aurore boréale la plus intense de toute la mission ! » Les plus belles photos prises de l'espace et sur Terre

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Une « CME cannibale » vient de frapper la magnétosphère terrestre. Conséquence : des rafales d'aurores polaires d'une rare intensité qui ont ébahi tous les amateurs de ce spectacle ! Les photos déferlent sur Internet.

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[EN VIDÉO] Un 25e cycle d’activité pour le Soleil  La Nasa l’a annoncé le mardi 15 septembre 2020 : notre Soleil est entré dans son 25e cycle d’activité en décembre 2019. Son prochain pic d’activité devrait être enregistré en juillet 2025. 

Des éruptions solaires relativement modérées, de classe M (inférieure à celle de classe X1 enregistrée le 28 octobre), dans la région active AR2891 ont largué successivement dans l'espace interplanétaire des bourrasques de particules ce mardi 2 novembre. Ces éjections de masse coronale (CME pour Coronal Mass Ejection, en anglais) en provenance de la face du Soleil actuellement tournée vers la Terre se sont étendues dans notre direction, heurtant hier soir le bouclier magnétique qui nous protège.

Une « CME cannibale » aux portes de la Terre

Se déchaîna sur la Terre un scénario avec « CME cannibale » qu'avaient anticipé les modélisations de météorologie spatiale de la NOAA pour les heures qui suivirent les éruptions observées. Le phénomène de CME cannibales se produit quand deux, voire trois vagues de particules solaires se rejoignent et se bousculent, pour n'en former plus qu'une, plus forte. La dernière en date émise du Soleil, plus rapide, a ainsi rattrapé la bourrasque précédente, plus molle. Leur union était en cours quand elles se sont présentées aux portes de notre monde ce mercredi 3 novembre, vers 20 h TU, soit quand il était 22 h en France. Ce qui déclencha une tempête géomagnétique de force G3, intense, et une cascade d'aurores qui sortaient de l'ordinaire, comme il ne s'en était pas vu depuis des années, ont témoigné nombre d'amateurs, photographes et chasseurs accoutumés de ces spectacles célestes, visiblement surpris par leur beauté. Certains racontent qu'après une soirée relativement calme, ils furent surpris au moment où ils allaient partir se coucher par la nuit qui s'était embrasée au-dessus d'eux ! Finalement, la nuit se prolongea très tard pour eux.

Enfin, ce spectacle n'a pas concerné que les chanceux qui vivent (ou sont de passage) aux plus hautes latitudes boréale et australe, car tous les habitants d'États du nord des États-Unis qui avaient mis leur nez dehors cette nuit ne le regrettèrent pas, déclenchant l'alerte aurorale.

Pourra-t-on en voir ce soir dans le nord de la France et en Belgique ? Cela va dépendre de l'évolution de la tempête géomagnétique. Toutefois, il semble que le plus fort de la tempête soit passé (mais on aura peut-être une surprise). Vous pouvez suivre ici en temps réel le développement de l'ovale auroral, et son intensité.

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