Virgin Galactic a décidé d'adapter les performances de son lanceur aéroporté LauncherOne pour répondre aux besoins du marché. © Virgin Galactic

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Virgin Galactic augmente les capacités de son lanceur LauncherOne

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Pour répondre aux besoins du marché, Virgin Galactic a décidé d'augmenter les performances de son lanceur, en cours de développement. Le LauncherOne aéroporté devrait donc faire mieux pour le même prix. L'appareil se positionne sur le lancement des petits satellites et participe à rendre l'accès à l'espace plus économique et moins compliqué. Son premier vol est prévu en 2017.

La firme Virgin Galactic a profité de la semaine annuelle d'Euroconsult dédiée à l'industrie des satellites qui se tient actuellement à Paris pour annoncer l'augmentation significative des capacités d'emport de son lanceur LauncherOne. « Et ce pour répondre aux besoins du marché », explique George T. Whitesides, le PDG de Virgin Galactic. Concrètement, le LauncherOne, dont le premier vol est prévu à l'horizon 2017, « sera capable de lancer quelque 200 kilogrammes sur des orbites héliosynchrones, celles les plus couramment souhaitées pour les petits satellites de ce gabarit ».

Cette augmentation de la performance du lanceur est obtenue en redimensionnant la taille du réservoir du lanceur et en augmentant la puissance des moteurs. Elle se répercutera également sur les autres orbites que le LauncherOne peut atteindre. Ainsi, en orbite basse, il sera capable de lanceur jusqu'à 400 kilogrammes de charge utile. Quant au prix, il ne change pas. Le LauncherOne est toujours proposé à 10 millions de dollars le lancement (soit 8.8 millions d'euros au cours actuel).

Vue éclatée du LauncherOne de Virgin Galactic dont le premier vol est prévu en 2017. Ce lanceur aéroporté est construit dans les installations californiennes de Long Beach Airport. © Virgin Galactic

Par rapport à la version initiale, le LauncherOne est plus lourd et nécessite un avion plus imposant pour son décollage du sol. En effet, il faut savoir que le LauncherOne est un système aéroporté. Il a besoin d'un avion pour atteindre une certaine altitude d'où il est largué pour rejoindre l'espace. Initialement, il était prévu qu'il soit transporté jusqu'à une quinzaine de kilomètres d'altitude par le Virgin Mothership ou WhiteKnightTwo, le vaisseau mère du SpaceShipTwo. Depuis cette altitude et après une chute libre de 4 secondes, il devait allumer le moteur de son premier étage puis le second avant de mettre à poste sa charge utile. Exit donc le Virgin Mothership et place à un gros porteur - en cours d'acquisition et qu'il reste à aménager - pour transporter le lanceur jusqu'à son altitude de départ. Un des intérêts du système est qu'il peut décoller d'une grande variété de sites de lancement.

Le marché des petits satellites en progression

Ce lanceur a déjà acquis quelques contrats de lancement dont celui de OneWeb qui lui a confié le lancement de 39 de ses satellites (sur un total de 900), assorti d'une option pour cent autres. Le LauncherOne se positionne sur le marché des petits et très petits satellites en très forte progression.

Ce marché est tiré vers le haut par les projets de méga-constellation de plusieurs centaines de satellites : 900 pour OneWeb, qui envisage déjà une constellation de deuxième génération, et pas moins de 4.000 pour le projet de Google et SpaceX. Mais pas seulement. Depuis le début de cette décennie, dans le domaine spatial, on assiste à une évolution qui se traduit notamment par une explosion des applications et usages spatiaux dans le domaine de l'Internet et des télécommunications. À ces nouveaux usages s'ajoutent un foisonnement de nouveaux acteurs et l'émergence de nouvelles technologies ouvrant le champ des possibilités. Autant de besoins nouveaux nécessitant des satellites de petite taille qui, forcément, sont à lancer.

D'ailleurs, Arianespace a conscience de l'énorme potentiel de ce marché. Dans l'Usine Nouvelle, Stéphane Israël, son PDG, invite l'industrie européenne à « réfléchir à l'option d'un micro-lanceur capable de mettre quelques centaines de kilos en orbite basse. Il devra être complémentaire d'Ariane 6 et de Véga C et sa performance devra donc rester très limitée - environ 300 kilos en orbite terrestre basse », explique-t-il.

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