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Santé

JO d’hiver : tout comprendre des différents tremplins pour le saut à ski

Question/RéponseClassé sous :Sport , Jeux olympiques d'hiver , Jeux olympiques d'hiver Pyeongchang

Discipline très technique, le saut à ski est parfois difficilement compréhensible. Entre la taille des tremplins et le système de notation complexe, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver. Quid des tremplins ?

K90, K120, K115, l'appellation des tremplins de saut à ski a longtemps présenté un aspect assez opaque pour le grand public. Pour essayer de faciliter la compréhension de leur discipline, les dirigeants de la fédération internationale de ski (FIS) ont décidé en 2004 de changer de classification. On parle désormais de HS (Hill Size), mesure qui prend en compte la distance entre le point d'envol du sauteur à la sortie du tremplin et la fin de la zone où il est censé atterrir : de 85 à 109 mètres pour les tremplins normaux, 110 mètres et plus pour les grands tremplins et plus de 185 mètres pour les tremplins de vol à ski.

Pas plus de 90 km/h à la sortie du tremplin

L'inclinaison de la piste d'élan est variable selon les tremplins. Si cette pente ne peut être modifiée une fois le tremplin construit, la longueur de l'élan est en revanche variable. En fonction de la force et de l'orientation du vent, mais aussi au regard du niveau du sauteur au sommet, les juges peuvent modifier la position de départ. Si la recherche de la performance est essentielle, la sécurité reste prioritaire. En réduisant l'élan et donc la vitesse à la sortie du tremplin (généralement autour de 90 km/h), les juges évitent au compétiteur de retomber trop loin dans la pente, sur une partie plus plate et donc bien plus dangereuse à la réception.

Les épreuves de saut à ski. Explications. © AFP, Youtube

Des notes de style dans le saut à ski

Ainsi, les meilleurs sauteurs du circuit partent souvent avec moins d'élan pour éviter qu'ils n'aillent se poser dans une zone trop risquée. Des compensations sont alors appliquées pour rééquilibrer les chances. Depuis 2010, ces compensations ont également été introduites afin de limiter les effets des variations de vent. Un sauteur s'élançant avec le vent de dos bénéficie de quelques points supplémentaires afin de compenser son désavantage aérologique. À l'inverse, un sauteur aidé par un vent de face, donc plus porteur, se voit enlever des points.

Transformée en points (60 points pour le point K puis, selon la taille du tremplin, de 1,8 à 2 points ajoutés ou retirés par mètre au-delà ou en deçà de ce point K), la longueur n'est en effet pas le seul critère de classement. Placés le long de la piste, cinq juges officient à chaque concours. La qualité du vol, de la réception et « l'après-saut » sont notés sur 20. Les notes (à l'exception de la meilleure et de la moins bonne) sont ensuite ajoutées aux points de la longueur.

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