Avoir les bras flasques génère un complexe psychologique dévastateur. La brachioplastie permet de pallier cette gêne. © Kalim, Adobe Stock
Santé

Quelles sont les différentes techniques opératoires lors d'une brachioplastie ?

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Sortir les bras nus est chose courante et naturelle dès la venue des beaux jours et de la chaleur, mais en prenant de l'âge, ce n'est pas toujours très esthétique. La brachioplastie permet de pallier ce désagrément qui génère chez de nombreuses personnes un certain complexe. Découvrez quelles sont les techniques chirurgicales.

Pour de nombreuses personnes, avoir les bras flasques peut entraîner un complexe psychologique dévastateur, c'est pourquoi la demande d'opérations esthétiques au niveau des bras et des mains est de plus en plus forte.

Le principe des techniques chirurgicales de résection cutanée en matière de brachioplastie est d'associer :

  • des cicatrices qui seront les plus dissimulées possible dans l'ombre du bras des aisselles et du torse ;
  • de réaliser des cicatrices les plus fines possible ;
  • d'envisager des suites opératoires simplifiées, pour donner à cette opération un caractère facile à supporter comme, par exemple, en n'utilisant que des fils résorbables, pour éviter l'inquiétude de l'ablation des fils ou des agrafes.

On peut ainsi séparer plusieurs opérations chirurgicales en allant de la moins importante à la plus importante :

  • La liposuccion du bourrelet graisseux postéro-interne 

Lorsque l'on constate un gros bras rempli de graisse notamment au niveau de la colonne postéro-interne, une liposuccion suffira à donner un bon résultat volumétrique, la peau a la capacité de se rétracter de 20 % environ, ce qui lorsque la peau locale est de bonne qualité, permet de réaliser une diminution du diamètre du bras par une simple liposuccion sans aucune cicatrice importante. Le point d'entrée de la liposuccion est au niveau du coude, et aussi parfois au niveau de l'aisselle. Le dégonflement est progressif en 30 jours environ. Des massages doux seront utiles pour accélérer la résorption des œdèmes.

Liposuccion du bourrelet graisseux. © Vital, Adobe Stock
  • La brachioplastie axillaire 

Elle consiste à enlever de la peau uniquement à l'intérieur de l'aisselle, avec une résection cutanée en forme de chapeau de Napoléon. Cette opération permet de retendre la peau de l'intérieur du bras vers l'aisselle mais ne corrige aucunement l'excédent circonférentiel de la peau du bras. Elle a le mérite d'être une opération simple et facile, praticable en ambulatoire, mais n'est possible que chez un nombre limité de patients qui veulent simplement diminuer la flaccidité interne de leur bras.

  • La brachioplastie en T

Elle associe à l'excision de peau dans l'aisselle un autre fuseau de peau le long de l'intérieur du bras. La cicatrice résiduelle peut même dans certains cas déborder au niveau du coude, pour aller se terminer à l'intérieur de l'avant-bras. C'est une excellente opération de resserrage des téguments à condition de savoir dissimuler la cicatrice à la face interne du bras. Cette opération est plus longue que la simple brachioplastie intra-axillaire, et comporte des suites parfois un peu plus tourmentées mais donne néanmoins une grande satisfaction aux patients. Il faut savoir bien calculer la quantité de peau que l'on résèque si l'on n'en retire pas assez, l'insatisfaction d'avoir la peau encore flaccide rend les opérés furieux ! Et si on en enlève trop, la cicatrice s'élargit, un écoulement de lymphe peut se produire et la cicatrisation est de mauvaise qualité...

À gauche dessin de la brachioplastie du bras en T, et à droite cicatrice finale en T. © Dr Mitz, tous droits réservés
  • Les brachioplasties élargies au torse ou à l'avant-bras 

Lorsque les excédents cutanés sont considérables, une extension des cicatrices est nécessaire, soit respectivement au niveau de la partie thoracique latérale pour résorber les bourrelets qui se trouvent à ce niveau,  soit au niveau de l'avant-bras sur le bord cubital (celui qui correspond au petit doigt) pour enlever la peau excédentaire. Le temps de suture est donc considérablement allongé, mais cela ne provoque pas spécialement d'autres complications, à condition de respecter les tissus profonds : muscle, aponévrose, vaisseaux et nerfs sous-jacents.

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