Frais ou sec, le thym sert d’aromate en cuisine. © Ruslan Mitin, Fotolia

Santé

Le thym : quels sont ses bienfaits sur la santé ?

Question/RéponseClassé sous :médecine , thym , plantes médicinales

Le thym se révèle être l'allié de nos deux cerveaux, celui entre nos deux oreilles mais aussi celui présent dans notre ventre car il aide la production naturelle de sérotonine dans le corps. Découvrez les bienfaits du thym ainsi que ses différents usages afin d'optimiser ses actions bienfaisantes.

Curcuma : les différents bienfaits de l'épice or  Le curcuma, l'ingrédient principal du curry, est paré de plusieurs vertus, désignées par la tradition et plus ou moins retrouvées par la science. Cette épice est manifestement active contre un certain nombre de maux, avec notamment un effet anti-inflammatoire notoire. 

Si nous connaissons tous bien notre premier cerveau, celui qui se loge dans la boîte crânienne, entre nos deux oreilles, de plus en plus d'études démontrent que notre ventre et notamment les intestins, contient un grand nombre de neurones. Ces deux cerveaux communiquent de façon constante et inconsciente dans notre organisme. Le thym est bénéfique pour les deux.

Le thym et ses bienfaits

Le thym, par son action antispasmodique, limite et soulage les troubles digestifs : ballonnements, digestion lente, renvois, flatulences, crampes d'estomac. Mais le thym agit également sur notre cerveau. En effet, riche en thymol et en carvacrol, il stimule la production de sérotonine et de dopamine, hormones du bonheur par excellence.

Pour contenter vos deux cerveaux, consommez régulièrement une infusion (quelques brins dans une grande tasse d'eau, 3 fois par jour). Et si jamais vous êtes pris par une mauvaise toux, sachez que le thym est également un antitussif efficace, il sert à soigner les infections respiratoires. Une tisane de thym est également indiqué pour drainer le foie (particulièrement recommandé pour les personnes subissant une chimiothérapie ou après une anesthésie générale).

Le thym, le bon moment pour le cueillir 

Lorsque ce petit buisson se rabougrit, se recroqueville sur lui-même, c'est parce qu'il manque d'eau, il souffre et lutte pour survivre. C'est à ce moment-là que sa concentration en principes actifs est alors la plus forte. Si vous cultivez votre propre thym, arrosez-le avec parcimonie, sinon vous perdrez une partie de ses vertus.

Avec le laurier, le persil, le romarin et l'origan, le thym fait partie du fameux bouquet garni. Il est aussi l'un des ingrédients du zaatar, un mélange d'épices du Moyen-Orient. © Goodpics, Fotolia

Le thym, usages et consommation

Célèbre aromate de la cuisine méditerranéenne, il est facile d'agrémenter nos plats avec cette plante médicinale et faire ainsi de notre alimentation notre première médecine, comme le préconisait Hippocrate. La tisane est certainement le mode de consommation le plus répandu. Plus anecdotique, sait-on que le thym rentre dans la fabrication de certains bonbons...

On peut également inhaler le thym. Ce mode d'administration est parfait contre le rhume et les affections respiratoires (mélangez 5 grammes de thym dans un grand bol d'eau bouillante, recouvrez votre tête d'une serviette et penchez-vous pour respirer doucement les vapeurs de thym). Le thym peut être employé en gargarisme, dans ce cas il protège la gorge et soigne les angines.

  • Attention : évitez le thym en cas d'allergie aux plantes de la famille des labiées (famille de la menthe). Les personnes sensibles au pollen de bouleau ou au céleri pourraient souffrir de sensibilité croisée avec le thym.
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Note. La phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècles. Son efficacité et son innocuité restent toujours discutées. Et pour cause, comme l’explique l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport de 1998, « un nombre relativement petit d'espèces de plantes ont été étudiées pour d’éventuelles applications médicales ». Cet article s’inscrit naturellement dans cette démarche. Ajoutons que compte tenu des risques éventuels d’effets indésirables, d’interactions médicamenteuses voire de toxicité de certaines plantes, informez toujours votre médecin, si vous recourez régulièrement à la phytothérapie.

Bibliographie :

  • Guide des plantes qui soignent, édition Vidal, 2010.
  • L'Encyclopédie des plantes médicinales, édition Larousse, 2001 et 2017.
  • Les plantes médicinales, Institut européen des substances végétales, mars 2015. 
  • Ma bible des huiles essentielles, Danièle Festy, éditions Leduc.s, 2017.
  • Les huiles essentielles chémotypées, Dominique Baudoux et M.L. Breda, édition JMO.