Non soumis aux mêmes exigences que les médicaments, les compléments alimentaires et autres cocktails de vitamines contiennent pourtant des ingrédients loin d’être anodins. Certains peuvent même se révéler dangereux. Voici une liste de ceux dont il faut se méfier.

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Minceur, anti-stress, revitalisant, digestiondigestion, contre les symptômessymptômes de la ménopauseménopause ou pour prévenir la grippegrippe... Près d'un Français sur quatre achète des compléments alimentaires. Contrairement aux médicaments, ces produits ne font pas l'objet d'une autorisation individuelle de mise sur le marché, ni d'une évaluation préalable indépendante. Loin d'être anodins, les compléments alimentaires sont à l'origine de plus de 2.600 effets indésirables (année 2016), selon l'Académie de pharmacie, avec chaque année 37 à 52 % des cas jugés « graves ».

Les compléments alimentaires suivants sont susceptibles de causer des effets indésirables chez certaines populations (femmes enceintes, personnes souffrant d'allergieallergie alimentaire, diabétiquesdiabétiques...) ou en interaction avec d'autres compléments. L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (AnsesAnses) a notamment publié des mises en garde concernant les produits suivants :

  • compléments alimentaires contre l'arthrosearthrose contenant de la glucosamine ou de la chondroïtine sulfate ;
  • compléments contenant de la mélatoninemélatonine ;
  • levure de riz rouge ;
  • compléments minceur à base d'orange amère (Citrus aurantium ssp. Aurantium) sources de p-synéphrine ;
  • gelée royale, pollenpollen, propolispropolis (en cas d'asthmeasthme ou d'allergie au pollen) ;
  • spiruline (risque de contaminationcontamination par des cyanotoxines, bactériesbactéries ou traces métalliques) ;
  • compléments à base d'alguesalgues (risque de surdose en iodeiode) ;
  • compléments pour le développement musculaire ou la diminution de la massemasse grasse ;
  • compléments à base de phytoestrogènesphytoestrogènes, en particulier ceux issus des isoflavones de sojasoja (déconseillés aux personnes ayant eu un cancercancer hormonal dépendant - sein et utérusutérus).
À trop forte dose, la vitamine C a un action pro-oxydante. © Mykola, Fotolia
À trop forte dose, la vitamine C a un action pro-oxydante. © Mykola, Fotolia

D'autres compléments alimentaires sont également mis en cause :

  • Les compléments pour améliorer les performances cognitives et la concentration : selon le magazine 60 millions de consommateurs, ils seraient « inutiles, voire dangereux » avec, par exemple, un risque de surdosage en vitamine Dvitamine D ou en caféinecaféine, sans compter leur haute teneur en sel.
  • Les produits à base de plantes laxatives contenant des hétérosideshétérosides hydroxyanthracéniques (suc d'aloèsaloès, écorce de bourdainebourdaine et cascara, racines de rhubarbe de Chine, séné, cassier, nerprun) : ils irritent le tube digestiftube digestif et sont responsables d'une perte de sels minérauxminéraux, avertit l'Académie de pharmacie.
  • La vitamine Cvitamine C et le ferfer : à forte dose, ils créent un stress oxydatifstress oxydatif dans les cellules.
  • Le bêta-carotène : à forte dose (20 à 30 mg/j), il augmente le risque de cancer du poumoncancer du poumon et de l'estomacestomac chez les fumeurs.

Compléments alimentaires : les précautions à prendre

Pour toute prise de complément alimentaire, l'Anses recommande de :

  • signaler la prise de compléments à son médecin ;
  • éviter la consommation concomitante de plusieurs compléments alimentaires ;
  • éviter l'apport d'un même ingrédient par différentes sources (autre complément, médicament...) ;
  • privilégier les produits avec une formulation simple ;
  • acheter ses produits auprès d'un circuit d'approvisionnement sûr.