Santé

Vaccination contre la grippe : qui et quand ?

Dossier - Tout savoir sur la grippe
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La grippe est une maladie contagieuse associant une fièvre (plus de 38°), des signes généraux (fatigue, courbatures, maux de tête), et des signes respiratoires (toux, congestion nasale). Comment fonctionne ce virus ? Comment le prévenir ?

  
DossiersTout savoir sur la grippe
 

La vaccination permet de limiter les risques liés à la maladie, qui peuvent être importants parmi une population sensible. Ces personnes, ainsi que le personnel soignant, sont chaque année invitées à se faire vacciner contre le virus de la grippe.

Pour ne pas tomber malade, il est possible de se faire vacciner. Le vaccin est d'ailleurs gratuit pour la population la plus à risque. © DR

Une augmentation de la couverture vaccinale des personnes cibles - personnes âgées, ou atteintes de pathologies chroniques, professionnels de santé ou s'occupant des personnes à risque - devrait permettre de diminuer l'incidence de la grippe et de ses conséquences notamment pulmonaires, à plus forte raison si l'épidémie est de grande envergure. Elle devrait permettre une diminution des hospitalisations et des décès liés à la grippe.

Qui vacciner ?

Le calendrier vaccinal français recommande la vaccination chaque année :

  • des personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • des personnes atteintes de pathologies chroniques (dont des affections de longue durée, ALD) ;
  • des personnes séjournant dans un établissement de santé de moyen ou long séjour ;
  • des enfants et adolescents dont l'état de santé nécessite un traitement prolongé par l'acide acétylsalycilique ;
  • de l'entourage familial des nourrissons ;
  • ainsi que celle des professionnels s'occupant de ces personnes et des professionnels de santé en général.

Les campagnes de vaccination : personnes à risque

Actuellement en France, la vaccination contre la grippe est remboursée par l'Assurance maladie pour les personnes de 65 ans et plus et celles qui souffrent de pathologies chroniques, dont neuf sont classées « affection de longue durée ». La liste des pathologies est disponible sur le site de l'Assurance maladie et dans le calendrier vaccinal disponible sur le site du ministère chargé de la santé.

Selon le CDC (Center for disease control, États-Unis), les personnes à haut risque de sérieuses complications incluent : 

  • les jeunes enfants ;
  • les femmes enceintes ;
  • les personnes ayant des maladies chroniques (asthme, diabète, des maladies cardiaques ou pulmonaires) ;
  • les personnes âgées de plus de 65 ans. 

La contamination par le virus de la grippe peut être évitée grâce à la vaccination. © DR

Pourquoi les professionnels de santé doivent-ils se vacciner ?

La vaccination des professionnels de santé vise à réduire la transmission nosocomiale de la grippe et par conséquent ses formes graves, les complications secondaires et les décès dans la population des personnes à risque. Elle vise aussi à diminuer le risque de désorganisation du système de soins lors d'une épidémie d'envergure.

De son côté, le CDC recommande la vaccination du personnel soignant, y compris les femmes enceintes, avant le début de chaque saison de grippe : elle permettrait de réduire, selon le CDC, le risque de grippe chez le personnel soignant, donc à prévenir la transmission aux patients présentant un haut risque de complications ; elle réduirait également l'absentéisme durant les épidémies.

Enfin, il rappelle que, pendant les épidémies de grippe, les médicaments antiviraux pourraient, associés à la vaccination, réduire la durée et la gravité de la grippe au sein du personnel soignant non vacciné.

L'OMS, de son côté, estime que « les professionnels s'occupant de personnes à risque doivent être vaccinées » mais que « la couverture des agents de santé est insuffisante dans la plupart des pays. »

Pour les personnes âgées, le vaccin contre la grippe est remboursé par l'Assurance maladie. © DR

Quand vacciner ?

En France, le virus de la grippe circule dans notre pays d'octobre à mars. La date de début des épidémies est irrégulière, donc difficilement prévisible. Les plus précoces surviennent à la mi-novembre, les plus tardives en mars.

La vaccination est donc réalisée au mieux en septembre et octobre ; cependant elle conserve son intérêt même pratiquée durant les mois d'hiver. Quinze jours sont nécessaires après l'injection afin que le vaccin protège efficacement contre la maladie.