Santé

La méthodologie BRET

Dossier - Récepteurs membranaires : point de mire des médicaments
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Grâce aux énormes progrès de la biologie depuis la deuxième moitié du 20ième siècle, la recherche biomédicale permet un traitement de plus en plus adapté des malades. Dans ce contexte, l'identification de nouveaux médicaments mieux ciblès constitue un élément clè.

  
DossiersRécepteurs membranaires : point de mire des médicaments
 

Au cours de l'année 1999, une nouvelle technique, représentant une avancée considérable pour l'étude des interactions protéine-protéine, a été mise au point : la technique de BRET (Bioluminescence Resonance Energy Transfer).

Cette technique est dérivée d'un processus biologique naturel, existant dans un organisme marin, chez lequel l'énergie émise par une luciférase excitée est transmise à une GFP (Green Fluorescence Protein) qui émet alors de la lumière à une autre longueur d'onde. Dans la technique de BRET, la luciférase de Renilla est fusionnée à une protéine d'intérêt (protéine A).

La GFP est fusionnée à l'autre protéine d'intérêt (protéine B), susceptible d'interagir avec la protéine B. La luciférase est excitée à l'aide d'un substrat qui pénètre dans la cellule (cœlenterazine). Si les deux protéines n'interagissent pas, on ne détecte que le signal émis par la luciférase à 480 nm.

Si les deux protéines interagissent, il y a transfert d'énergie entre la luciférase et la GFP et l'on peut mesurer un signal supplémentaire émis par la GFP à 530 nm. Le transfert d'énergie reflète une interaction physique étroite : pour qu'il y ait transfert d'énergie, la distance entre la luciférase et la GFP doit être inférieure à 100 Å.