Santé

Les bactéries cultivables et la résistance à l'uranium

Dossier - Quand bactéries et uranium font bon ménage...
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Depuis une vingtaine d'année, grâce aux outils de la biologie moléculaire, l'immensité du monde bactérien est apparue aux microbiologistes. Les quelques 5000 espèces connues à ce jour ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Les bactéries sont capables de s‘adapter à des conditions de vie extrêmement variées et, peuvent se développer en présence de fortes concentrations de molécules toxiques.

  
DossiersQuand bactéries et uranium font bon ménage...
 

Nous sommes partis dans le Limousin afin de collecter des sols de gisements uranifères naturels en partant du principe que les bactéries capables de s'y développer présentent très probablement des capacités spécifiques de résistance à l'uranium.

A partir de ces sols, la première étape consiste à isoler le plus grand nombre possible de bactéries sur boîtes de Petri. Chaque colonie, qui représente une seule espèce, est ensuite cultivée individuellement en absence ou en présence d'une concentration croissante d'uranium, afin de sélectionner les espèces les plus résistantes.

Celles-ci sont ensuite caractérisées phylogénétiquement par séquençage de l'ADNr 16S. Par cette approche, nous avons pu sélectionner de nouvelles espèces, capables de résister à de très fortes doses qui seront utilisées comme modèles pour étudier et caractériser au niveau moléculaire les mécanismes de résistance à l'uranium.