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Pensée sauvage

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La pensée sauvage est tricolore. © F. Le Driant / FloreAlpes.com

Également appelée violette tricolore, la fleur de la pensée sauvage prend des teintes violettes ou bleutées. Elle peut aussi être jaune ou blanche. Très caractéristique, elle est composée de deux pétales dressés, de deux autres recourbés sur les côtés et d'un grand pétale inférieur. Cette fleur se développe sur une petite plante herbacée pouvant atteindre 30 cm de haut. Possédant des vertus anti-inflammatoires, la pensée sauvage est utilisée en dermatologie et en rhumatologie.

Les sommités de cette plante annuelle sont récoltées à la main avant leur épanouissement. Comme la pensée sauvage est particulièrement délicate, elle demande à être manipulée avec précaution. La cueillette doit être réalisée dès le petit matin, une fois la rosée dissipée. Le séchage doit se faire à l'abri du soleil, pour éviter le flétrissement des fleurs. Une fois sèches, les tiges sont conservées dans l'obscurité, dans des enveloppes bien fermées. Elles sont généralement utilisées en infusion. Mais dans le commerce, il n'est pas rare de les trouver sous forme de gélules, de poudre, d'extraits et de sirops.

La pensée sauvage, contre la toux ?

L'acide acétylsalicylique (le principe actif même de l'aspirine) contenu dans la pensée sauvage, est bien connu pour ses propriétés anti-inflammatoires. En usage externe, la pensée sauvage est notamment utilisée pour traiter les états séborrhéiques de la peau, en particulier du cuir chevelu chez l'enfant. En usage interne, elle peut participer au traitement de l'eczéma, de l'impétigo, de l'acné et des prurits. Mais également de la goutte et de l'arthérosclérose.

Autre atout de cette plante : ses mucilages. Ces substances végétales sont constituées de saccharides. Elles agissent contre la toux en usage interne. À noter que leur absorption est déconseillée aux jeunes enfants.

Source :

Note. La phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècles. Son efficacité et son innocuité restent toujours discutées. Et pour cause, comme l’explique l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport de 1998, « un nombre relativement petit d'espèces de plantes ont été étudiées pour d’éventuelles applications médicales ». Cet article s’inscrit naturellement dans cette démarche. Ajoutons que compte tenu des risques éventuels d’effets indésirables, d’interactions médicamenteuses voire de toxicité de certaines plantes, informez toujours votre médecin, si vous recourrez régulièrement à la phytothérapie.