Santé

Mal aigu des montagnes

DéfinitionClassé sous :médecine , altitude , alpinisme
 
Le mal aigu des montagnes commence à se faire ressentir généralement à partir de 2.500 ou 3.000 m d’altitude, et au-delà. © FtCarsonPAO, Flickr, cc by 2.0

Le mal aigu des montagnes est un syndrome de souffrance pouvant apparaître chez n'importe qui, consécutif à une montée trop rapide en altitude. Il se traduit par des maux de tête, des nausées, des vomissements, une asthénie ou des perturbations de l'équilibre. Trouble fréquent, il disparaît très vite au cours de la redescente. Le plus souvent bénin, il peut parfois devenir grave.

Facteurs de risques du mal aigu des montagnes

Il existe plusieurs facteurs de risques associés au mal aigu des montagnes :

  • ne pas avoir l'habitude de la vie en altitude ;
  • les enfants et adolescents seraient plus susceptibles de le déclencher ;
  • le surpoids est parfois présenté comme une cause favorisant le mal aigu des montagnes ;
  • une vitesse d'ascension trop élevée, surtout à partir de 2.500 m d'altitude ;
  • stress ou anxiété ;
  • une susceptibilité génétique est même évoquée.

Causes et symptômes du mal aigu des montagnes

Une montée trop rapide en altitude, où la pression partielle en dioxygène est plus faible, est à l'origine du mal aigu des montagnes. Les cellules de l'organisme deviennent alors en manque de carburant. Le corps tente de s'adapter, de manière rapide grâce par exemple à une augmentation de la ventilation et de la fréquence cardiaque, ou plus lentement en fabriquant davantage de globules rouges, transporteurs du gaz. Lorsque ces mécanismes compensateurs ne suffisent pas, les symptômes apparaissent.

Le mal aigu des montagnes n'apparaît que rarement en deçà de 2.500 m d'altitude. Au-delà, il se caractérise par de nombreux symptômes, entre le mal de tête, la nausée, le vertige et des vomissements jusqu'à des troubles plus graves causés par des œdèmes pulmonaire ou cérébral, dont on ignore les soubassements précis.

Traitement du mal aigu des montagnes

L'acétazolamide est un médicament préventif partiellement efficace pour limiter les risques d'occurrence du mal aigu des montagnes. Si les symptômes se déclarent et persistent, la meilleure chose à faire consiste à rebrousser chemin et redescendre un peu en altitude pour retrouver un niveau de dioxygène suffisant. Une bouteille à oxygène peut également être utilisée pour rétablir les paramètres gazeux. Des médicaments analgésiques font également passer certains des symptômes.

Lorsque les symptômes sont graves, la redescente est nécessaire, mais celle-ci ne doit pas se faire trop rapidement. Les personnes victimes sont soumises à des doses d'oxygène pur. Des médicaments contre les œdèmes pulmonaire ou cérébral peuvent être préconisés. Pris à temps, ces œdèmes n'ont pas de conséquences graves et les patients s'en remettent en quelques jours. En revanche, sans prise en charge, ils peuvent se révéler mortels.

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