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[EN VIDÉO] Coronavirus : comment expliquer une 2e vague si forte ? Si la plupart des spécialistes avaient anticipé une deuxième vague à l’automne, personne ne s’attendait à ce qu’elle soit aussi rapide et brutale. On dépasse désormais les 36.000 nouveaux cas par jour, soit trois fois plus qu’au début octobre. Comment expliquer cette épidémie hors contrôle ?

Une nouvelle variante du SARS-CoV-2SARS-CoV-2 aurait été identifiée au Royaume-Uni et serait à l'origine d'au moins 1.000 cas, majoritairement dans le sud de l'Angleterre, a déclaré lundi le ministre britannique de la Santé Matt Hancock devant la chambre des Communes. Des cas auraient été rapportés par plus de 60 autorités locales, d'après le ministre, qui a assuré que l'Organisation mondiale de la Santé (OMSOMS) avait été alertée. « Nous ne savons pas dans quelle mesure la recrudescence actuelle [de l'épidémieépidémie] est due à cette nouvelle variante, mais quelle que soit sa cause, nous devons prendre des mesures rapides et décisives », a prévenu Matt Hancock.

Les mutations sur la variante impliquent la protéineprotéine de pointe S du virusvirus, celle qui lui sert à infecter les cellules et sur laquelle sont basés les vaccinsvaccins. Rien n'indique cependant à ce stade que le comportement du virus a changé, qu'il est devenu plus contagieuxcontagieux ou plus virulent, ou qu'il pourrait échapper au vaccin, a précisé à la BBC Alan McNally, professeur à l'université de Birmingham. « Même si une nouvelle variante génétiquegénétique du virus a émergé et se propage dans de nombreuses régions du Royaume-Uni et dans le monde, cela peut se produire purement par hasard », précise de son côté Jonathan Ball, professeur de virologie moléculaire à l'université de Nottingham.

La variante espagnole du virus, soupçonnée d'être à l'origine de la deuxième vaguevague en Europe, aurait ainsi été favorisée par le tourisme plus que par une infectiosité accrue. Néanmoins, le nombre croissant de variantes que l'on constate montre une propension plus importante que prévu du virus à muter, estime Nick Loman, du consortium Covid-19Covid-19 UK (COG-UK).