Une équipe de recherche de l'Université du Wisconsin à Madison travaille sur un problème majeur pour les pays en développement : la rareté d'un aliment de base pour l'homme, le lait.
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L'objectif est d'obtenir des vachesvaches bonnes productrices de lait et capables de survivre dans les conditions tropicales. En effet, les races locales produisent du lait en quantité très réduite et les tentatives d'importation des championnes européennes ou américaines de la production laitières comme la Holstein ont échoué à cause de problèmes d'adaptations aux conditions locales (température, humidité, bactériesbactéries, parasitesparasites, alimentation, ...).

Les croisements entre races productrices de lait et races tropicales se sont aussi soldés par des échecs, la première génération d'hybrideshybrides étant incapable d'assurer sa descendance.

L'équipe du professeur Jack Rutledge a créé des embryonsembryons hybrides avec des ovocytesovocytes de vaches laitières du Wisconsin et des semences de taureaux adaptés aux conditions tropicales.
Grâce à une coopération avec l'Institut National des BiotechnologiesBiotechnologies d'Hanoi, ces embryons ont ensuite été implantés dans des vaches d'espècesespèces locales au Vietnam et ont conduit avec succès au développement des vaches laitières.

Les vaches sont toujours incapables d'avoir une descendance stable mais l'état du Wisconsin espère bientôt être en mesure de produire de tels embryons en grande quantité et à faible coût pour les pays en développement. Jack Rutledge estime que le coût sera de 60 dollars par embryon une fois la technique au point.

Ces travaux de recherche vont à contre courant des travaux habituels de production d'embryons in vitroin vitro, qui s'orientent généralement vers un marché restreint à des animaux à forte valeur ajoutée : le but ici est de produire à très faible coût pour le marché immense que représente les pays en développement.