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La pollution réduit la fonction pulmonaire des enfants

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Les enfants qui vivent dans des endroits où l'air est pollué, encourraient un risque cinq fois supérieur de fonction pulmonaire cliniquement basse, correspondant à moins de 80 % de la fonction pulmonaire attendue pour leur âge.

Crédit : http://santemeuse.free.fr

La pollution de l'air, provenant des émissions de véhicules et des carburants fossiles, entrave le développement pulmonaire et limite la capacité respiratoire pour le restant de la vie. Telles sont les conclusions d'une étude sur la santé des enfants, conduite par des chercheurs de l'University of Southern California Keck School of Medicine (Etats-Unis). Il s'agit de la plus longue étude jamais conduite sur la pollution de l'air en lien avec la santé des enfants.

Les chercheurs ont recueilli année après année, pour un échantillon de 1.759 enfants, à mesure qu'ils passaient d'une classe scolaire à une autre, depuis l'âge de 10 ans, jusqu'à l'âge de 18 ans, des données relatives à leur fonction pulmonaire. Ils ont parallèlement mesuré les polluants atmosphériques comme le dioxyde d'azote, la vapeur acide, le carbone élémentaire, et la matière particulaire, en des endroits différents de Californie où vivent les enfants. D'après les données, ceux d'entre eux habitant les lieux les plus pollués connaissaient une réduction significative de leur volume expiratoire maximal, volume d'air qui peut être exhalé après avoir profondément inspiré, comparé aux enfants vivant en des endroits où l'air est plus sain.

Dans la population bien portante, les poumons se développent durant l'adolescence jusqu'à leur pleine capacité. Le processus s'arrête à 18 ans. La capacité pulmonaire décroît par la suite graduellement. Les adultes commencent à perdre 1 % de celle-ci chaque année à compter de l'âge de 20 ans. Le développement pulmonaire chez les adolescents détermine leur capacité respiratoire et leur santé pour le reste de leur vie, précise John Peters, professeur de médecine préventive à la Keck School of Medicine. Les effets potentiels à long terme d'une fonction pulmonaire réduite sont alarmants. C'est le second facteur de risque de mortalité après le tabagisme. Au fur et à mesure que la fonction pulmonaire décroît, le risque de maladie respiratoire et d'infarctus augmente, ajoute-t-il. De surcroît, chez ceux dont la fonction pulmonaire est basse, prendre froid signifie un risque de symptômes pulmonaires plus sévères ou encore d'asthme.

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