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Nouvelles stratégies contre la maladie d'Alzheimer

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Pendant de longues années, les chercheurs ont travaillé sur l'hypothèse selon laquelle la maladie d'Alzheimer était due à la mort de cellules au coeur du cerveau, en particulier dans les régions affectant la mémoire comme le cortex frontal et l'hippocampe.

Crédits : INSERM Maladie d'alzheimer. Coupe de cerveau humain, atrophie corticale et dilatation ventriculaire.

Les cerveaux de personnes victimes de cette maladie renfermaient en effet des îlots massifs de plaques de la protéine amyloïde.
Cependant, les neurobiologistes de l'Université de Californie à San Diego avaient déjà constaté qu'il existait une absence de corrélation entre l'accumulation de ces plaques et le degré de démence de la victime, et que la perte de mémoire commençait bien avant la mort cellulaire.

Aussi ont-ils proposé une autre hypothèse selon laquelle la maladie d'Alzheimer s'expliquerait principalement par une affection des synapses qui relient les neurones.
Aujourd'hui, les chercheurs s'intéressent plus particulièrement aux dommages précoces observés au niveau des synapses et aux moyens permettant de bloquer l'action des amyloïdes.

Des équipes de l'Université de Harvard, de Washington University à Saint Louis (Missouri), du Gladstone Institute of Neurological Disease, de l'Université de Californie à San Francisco et à San Diego, et de l'Alzheimer's Disease Core Center de Northwestern University travaillent actuellement dans plusieurs directions : l'arrêt de la production des amyloïdes à l'intérieur du cerveau grâce à des médicaments, l'activation du système immunitaire pour les chasser ou encore la synthèse d'enzymes comme la néprilysine qui ingèrent naturellement les amyloïdes.

Les chercheurs du Gladstone Institute se concentrent sur l'action des protéines porteuses de cholestérol Apo E2, Apo E3 et Apo E4. Les personnes chez qui l'Apo E4 domine ont en effet tendance à développer la maladie d'Alzheimer, tandis que l'Apo E3 semble bloquer le cumul d'amyloïdes.
Par conséquent, les chercheurs travaillent sur des techniques permettant de convertir l'Apo E4 en Apo E3, grâce aux simulations informatiques fournies par l'équipe de l'Université de Californie à San Francisco.

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