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Moins de métaux précieux dans les piles à combustibles

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Habituellement, une réaction d'électrolyse de gaz à l'eau, c'est-à-dire la formation de dioxyde de carbone et de dihydrogène à partir de monoxyde de carbone et d'eau, ne peut se faire qu'en présence d'un catalyseur métallique et à des températures élevées. Afin de diminuer la température nécessaire, on utilise depuis peu des catalyseurs comme de l'oxyde de cérium lié à de l'or ou du platine.

Mais de tels composants, qui comportent 10% de métaux précieux en poids, s'avèrent très onéreux.
C'est pourquoi Maria Flytzani-Stephanopoulos et ses collègues, de l'Université de Tufts (Massachusetts), ont tenté de réussir la même réaction avec le moins d'or ou de platine possible ; ils ont ainsi pu démontrer que ce n'était pas le métal lui-même qui jouait le rôle de catalyseur mais la structure non métallique constituée du support (CeO) et du métal (Au ou Pt).

Une découverte qui permet dès lors d'envisager une réduction significative des quantités de métaux précieux utilisés. Ces résultats, loin d'être anecdotiques, laissent entrevoir d'importantes retombées économiques. La réaction de gaz à l'eau constitue en effet la base du fonctionnement des piles à combustibles.

Et avec l'annonce par le Président Bush d'investir 1,2 milliards de dollars dans la recherche sur ce type d'énergie, le prix du platine n'a jamais été aussi haut depuis 23 ans.

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