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Un inhibiteur de l'aromatase fait parler de lui pour le dépistage du sein

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Une nouvelle classe de molécules pourraient radicalement modifier la prévention du cancer du sein chez les femmes ayant déjà été traitées pour cette maladie. Contrairement à un autre médiament, le tamoxifène, les inhibiteurs de l'aromatase ne bloquent pas les récepteurs à oestrogène mais la production même de cette hormone, responsable de la croissance des tumeurs dans deux tiers des cas de cancer du sein.

"HORMONES ET CANCER". LA CATHESPINE ET LES CANCERS DU SEIN. MCF (METASTASE CELLULAIRE FACTEUR 7) ET IMMUNOHISTOCHIMIE DE LA CATEPSINE HYPEREXPRIMEE. Crédits : INSERM

L'une de ces molécules, appelée letrozole, s'est révélée très prometteuse au cours d'une étude internationale conduite auprès de 5187 patientes ménopausées au Canada, aux Etats-Unis et en Europe.

Après avoir pris pendant quatre à six ans du tamoxifène, ces femmes ont reçu pour la moitié de doses quotidiennes de letrozole et pour l'autre un placebo. Les données à mi-parcours ont été si positives que les chercheurs ont préféré interrompre le protocole en double aveugle et publier leurs résultats.

Au bout de deux ans et demie, 75 patientes prenant du letrozole, soit 7%, ont vu la réapparition de leur cancer contre 132 avec le placebo (13%).

Bien que la décision de suspendre l'étude se soit imposée pour des raisons éthiques, elle laisse en suspens certaines questions, notamment sur l'efficacité et l'innocuité à plus long terme du produit et sur la meilleure façon de l'utiliser (avant ou après le tamoxifène ou même en combinaison).

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