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GDNF et maladie de Parkinson : premier essai limité mais prometteur

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Des chercheurs américains et anglais ont expérimenté une nouvelle approche de traitement de la maladie de Parkinson, basée sur un facteur de croissance des neurones : le GDNF (Glial cell-line derived neurotrophic factor).

INSERM 89. Neurones embryonnaires greffés dans le thalamus d'un rat adulte depuis deux mois. Coloration au violet de crésyl. Parkinson.

Cinq patients atteints de cette pathologie, qui provoque la dégénérescence des neurones dopaminergiques, se sont vus implanter dans l'abdomen un système de pompe chargé de délivrer au cerveau des doses régulières de GDNF, via un tube très fin courant le long du corps.

La cible précise du facteur neurotrophique a été déterminée par imagerie radioactive ; il s'agit du putamen, un des noyaux gris centraux, particulièrement déficient en dopamine.

Après un an de traitement, les scientifiques ont enregistré une amélioration de 40% en moyenne des symptômes des patients et une augmentation de 28% du taux de dopamine stocké au niveau du putamen, sans effet secondaire notable.

Par ailleurs des enregistrements vidéos, réalisés avant et après l'expérience, ont révélé des progrès moteurs significatifs. La société Amgen, détentrice du brevet sur le GDNF, a mis en route de plus larges essais.

Le Dr Svendsen, biologiste à l'Université du Wisconsin et coauteur de l'étude parue dans la revue Nature Medicine, espère que les cellules souches neuronales sur lesquelles il travaille pourront, à terme, remplacer les pompes afin de produire le GDNF.

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