Santé

Des bulles de gaz pour lutter contre les tumeurs

ActualitéClassé sous :vie , cancer , tumeur

L'embolisation est une technique consistant à obturer les artères qui alimentent en sang une tumeur, afin de bloquer l'arrivée de l'oxygène et des éléments nutritifs, et de provoquer la nécrose. Une nouvelle méthode développée par des chercheurs de l'université du Michigan n'a plus recours à des éléments solides ou à des gels, mais à des bulles de gaz.

Des gouttes de perfluorocarbone liquide soumises à une "vaporisation acoustique" deviennent des bulles de gaz qui peuvent obturer les vaisseaux sanguins irriguant les tumeurs, et provoquer leur nécrose (Crédits : Carolyn Smith)

Traditionnellement, les médecins ont recours à des obturateurs solides ou à des gels, délivrés à l'aide de cathéters, pour effectuer des embolisations et bloquer l'arrivée du sang dans la zone d'une tumeur. Le risque de ces techniques actuelles tient à la difficulté de ne pas toucher les tissus situés au voisinage.

Joseph Bull et Brian Fowlkes, de l'université du Michigan, mettent actuellement au point une méthode novatrice consistant à utiliser des bulles de gaz pour obturer les artères. Son avantage : elle permet de contrôler avec précision le lieu du blocage et d'éviter d'étouffer les tissus voisins.

La mise en place des bulles dans le corps se fait en deux étapes. Dans un premier temps on injecte par intraveineuse des capsules enfermant des gouttes de perfluorocarbone liquide. Les chercheurs suivent le trajet des capsules puis, une fois ces dernières arrivées sur leur lieu de destination, ils les soumettent à une "vaporisation acoustique", un ultrason de forte intensité qui agit comme une aiguille faisant exploser un ballon empli d'eau. Le perfluorocarbone s'étend alors en une bulle de gaz qui atteint 125 fois son volume initial.

La bulle ne demeure pas sphérique mais adopte une forme étirée qui se loge dans le vaisseau. « Deux ou trois doses de bulles permettent de bloquer la plupart du flux sanguin », explique Joseph Bull.

Selon les chercheurs, cette technique pourrait être utilisée dans le traitement des cancers du rein ou des carcinomes hépatocellulaires - la forme la plus commune de cancer du foie, qui font plus d'un million de morts dans le monde chaque année.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour.

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !

Cela vous intéressera aussi