À Paris, un premier cas suspect de transmission du virus de la variole du singe d’un homme à un animal a été détecté. L'infection chez les animaux domestiques n’avait jamais été rapportée auparavant.

The Lancet indique un premier cas potentiel de transmission de la variole du singe de l'humain au chienchien. Le 10 juin 2022, deux hommes en couple et ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes se sont présentés à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris avec des symptômes de la maladie (dont une asthénieasthénie, des maux de tête et de la fièvrefièvre). Ils avaient présenté une ulcération anale six jours après des rapports sexuels avec d'autres partenaires. Chez le premier patient, elle a été suivie d'une éruption vésiculo-pustuleuse sur le visage, les oreilles et les jambes ; chez le deuxième, sur les jambes et le dosdos.

Leur chien, un lévrier italien de 4 ans, présentait des lésions sur la peau et les muqueusesmuqueuses, des pustules sur l'abdomen et une fine ulcération anale, et ce dès 12 jours après l'apparition des symptômes de la variole du singe chez ses maîtres. En utilisant un protocoleprotocole PCR, le chien a également été testé positif à l'orthopoxvirus.

Lésion pustulaire de la cuisse, avec ombilication centrale et début de nécrose, chez le patient 1 (photo A). Lésions anales érosives et pustuleuses chez le patient 2 (photo B). Deux papules érythémateuses légèrement croûteuses chez le chien (C). Lésion anale érosive millimétrique chez le chien (D). © Seang, Burrel, Todesco et al.
Lésion pustulaire de la cuisse, avec ombilication centrale et début de nécrose, chez le patient 1 (photo A). Lésions anales érosives et pustuleuses chez le patient 2 (photo B). Deux papules érythémateuses légèrement croûteuses chez le chien (C). Lésion anale érosive millimétrique chez le chien (D). © Seang, Burrel, Todesco et al.

Des séquences d’ADN identiques à 100 %

Les séquences d'ADN du virus de la variole du singe provenant du chien et du premier patient ont été comparées par séquençageséquençage : les deux échantillons contenaient le virus de la lignée B.1, qui se propage actuellement dans les pays non endémiquesendémiques. En outre, les chercheurs rapportent 100 % d'homologiehomologie de séquence entre le virus qui a infecté le premier patient et celui qui a infecté le chien.

Si la transmission du virus de la variole du singe entre l'Homme et le chien est donc probable, des recherches supplémentaires sur les transmissions secondaires via les animaux de compagnie doivent être menées. « Nos résultats devraient susciter un débat sur la nécessité d'isoler les animaux de compagnie des individus positifs au virus du monkeypox », ont déclaré les chercheurs.