Le vaccin de Pfizer protège contre le variant anglais du coronavirus. © Siarhei, Adobe Stock
Santé

Le vaccin de Pfizer est bel et bien efficace contre le variant anglais

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[EN VIDÉO] 5 questions sur la nouvelle variante du coronavirus  Une nouvelle variante du coronavirus SARS-CoV-2 est à l’origine d’une nouvelle vague épidémique en Angleterre. D'où vient-elle ? Est-elle plus virulente, ou plus contagieuse ? Faut-il s'inquiéter ? 

Des tests in vitro réalisés par Pfizer indiquent que les anticorps produits par la vaccination neutralisent le variant anglais du SARS-CoV-2.

Les scientifiques de Pfizer et BioNTech ont testé la capacité neutralisante des anticorps produits par le vaccin Cominarty (BNT162B2) sur le variant B.1.1.7 du SARS-CoV-2, appelé aussi « variant anglais ». Les résultats de cette expérience très attendue sont parus le 29 janvier 2021 sous la forme d'un rapport publié par Science. Le sérum de 40 patients -- 26 âgés de 23 à 55 ans et 14 âgés de 57 à 73 ans -- a été prélevé après la deuxième dose vaccinale.

Pour éprouver la capacité neutralisante de ces anticorps, les scientifiques ont synthétisé des pseudovirus qui expriment les protéines de la souche de Wuhan ou les protéines du variant B.1.1.7. Cette expérience de neutralisation leur a permis de déterminer la quantité moyenne d'anticorps nécessaire pour neutraliser 50 % de chaque pseudoparticule virale.

L'expérience de neutralisation qui a permis de déterminer le titre d'anticorps nécessaire pour neutraliser 50 % des pseudovirus portant les protéines de la souche de Wuhan et de B.1.1.7 chez les sujets jeunes, (à gauche), les sujets vieux (au milieu) et tous les sujets (à droite). © Alexander Muik et al. Science

Les anticorps vaccinaux produits par BNT162b2 neutralisent le variant anglais

Leurs résultats montrent que la quantité moyenne d'anticorps neutralisants efficaces contre le variant B.1.1.7 est très légèrement réduite chez les patients les plus jeunes (âgés de 23 à 55 ans), par rapport à la quantité calculée pour la souche de Wuhan. Cette réduction est statistiquement significative, mais ne se traduit pas forcément par une réalité biologique. Les scientifiques écrivent que « la neutralisation largement préservée des pseudovirus porteurs de la spicule B.1.1.7 par les sérums immunitaires BNT162b2 rend peu probable le fait que le variant anglais échappe à la protection médiée par BNT162b2. »

Pour le sérum prélevé chez les patients les plus âgés (57 à 73 ans), aucune différence significative n'a été observée. Si le vaccin Cominarty élaboré à partir de la souche de Wuhan protège bien du variant anglais, la flexibilité inhérente à la technologie des vaccins à ARN messager peut permettre aux firmes pharmaceutiques de s'adapter rapidement à l'émergence d'autres variants du SARS-CoV-2 et de produire rapidement de nouvelles doses vaccinales spécifiques à ces derniers.

Moderna a déjà annoncé la mise au point d'une dose vaccinale supplémentaire, destinée à stimuler la production d'anticorps neutralisants contre le variant sud-africain.

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