Avoir la Covid-19 une seconde fois est de l'ordre du possible. Deux patients ont été diagnostiqués positifs à une nouvelle souche de SARS-CoV-2 quelques mois après leur première infection.

Le 4 juillet 2020, un rapport de cas publié dans la revue American Journal of Emergency Medicine posait une question fondamentale dans le titre de son article : « La réinfection par le nouveau coronaviruscoronavirus 2019 est-elle possible ? » Dans ce papier, il est question d'un patient de 82 ans ayant souffert de la Covid-19Covid-19 en avril 2020. Guéri en mai 2020, il a pu sortir de l'hôpital, sans symptômessymptômes et avec une confirmation PCRPCR négative. Quelques semaines après, des symptômes ressurgissent. Un nouveau test PCRtest PCR conclut de façon positive : le patient est-il de nouveau infecté par le SARS-CoV-2SARS-CoV-2

Pas si vite. Devant ce résultat, plusieurs hypothèses s'offrent aux scientifiques. Est-ce une nouvelle infection ou une résurgence du virusvirus ? Il peut arriver que celui-ci reste « dormantdormant » dans certaines parties de l'organisme, comme l'intestin. Est-il atteint de ce qu'on appelle « le covid persistant » sans savoir correctement le définir encore à l'heure actuelle ? Est-ce bien une nouvelle infection ? Impossible de faire le tri entre ces hypothèses sans une méthode : le séquençageséquençage génomique du virus.

Être une seconde fois infecté par le SARS-CoV-2 est rare mais possible. © Microgen, Adobe Stock
Être une seconde fois infecté par le SARS-CoV-2 est rare mais possible. © Microgen, Adobe Stock

Des secondes infections rares, mais présentes partout dans le monde

Le premier cas répertorié et souffrant d'une seconde infection confirmée par l'outil génétiquegénétique vient de Hong Kong. Le patient a 33 ans et son second épisode infectieux a été asymptomatique contrairement à son premier, survenu 142 jours auparavant. 

Le deuxième cas est un patient américain, originaire du Nevada, âgé de 25 ans. Premier test positif en avril, second test positif en juin. Entre-temps, le patient était négatif. Ici aussi, le séquençage du génomegénome viral a permis d'identifier une réelle seconde infection. Malheureusement pour lui, cette seconde infection fut plus sévère que la première.

Le troisième cas est une femme allemande de 89 ans vivant au Pays-Bas. Elle souffrait d'un nombre conséquent de comorbiditécomorbidité et n'a malheureusement pas survécu à sa seconde infection, plus sévère que la première, confirmée par le séquençage du génome viral. Ces cas de nouvelles infections sont rares mais posent des questions cruciales sur l'immunité que confère une première infection au SARS-CoV-2 et sur la capacité de son génome à muter.