Santé

Le virus du Nil occidental bientôt placé sous surveillance en France

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Consécutivement à l'infection de sept Français entre 2000 et 2010, les autorités de l'Hexagone réactivent la surveillance du virus du Nil occidental entre le 1er juin et le 31 octobre sur l'ensemble du territoire. Ce pathogène, souvent bénin, peut malgré tout être à l'origine d'épidémies mortelles.

Le virus du Nil occidental, ici à l'image et en fausses couleurs, appartient au genre des Flavivirus, comme le virus de la dengue. Son infection est asymptomatique dans 80 % des cas, mais dérive vers des formes très sévères chez moins de 1 % des malades. © P. E. Rollin, CDC, DP

Le virus du Nil occidental est suivi de près en France, depuis la découverte de plusieurs cas d'infection chez des chevaux camarguais en 2000. Par ailleurs, entre 2000 et 2010, sept cas humains — dont aucun n'a été mortel — ont été rapportés dans le Var. Bien que la situation semble aujourd'hui sous contrôle, la surveillance est activement maintenue.

La surveillance du virus du Nil occidental a ainsi été mise en œuvre en 2000, en Camargue d'abord, puis étendue en 2003 à neuf départements du littoral méditerranéen : Alpes-Maritimes, Aude, Bouches-du-Rhône, Corse-du-Sud, Haute-Corse, Hérault, Gard, Pyrénées-Orientales et Var.

Le virus du Nil occidental suivi de près

Selon l'Institut de veille sanitaire (InVS), « ces départements sont considérés à risque de diffusion du virus en raison de la présence des vecteurs potentiels, d'oiseaux migrateurs et de conditions climatiques et écologiques favorables ».

Les moustiques du genre Culex sont les vecteurs du virus du Nil occidental, et transmettent le plus souvent le pathogène des oiseaux infestés à l'Homme. © J. Gathany, CDC, DP

Le dispositif de surveillance est activé chaque année du 1er juin au 31 octobre, pendant la période d'activité des vecteurs. Il comprend quatre volets : les surveillances aviaire, équine, entomologique (moustique) et humaine.

Le virus du Nil occidental est transmis à l'Homme par un moustique du genre Culex, lui-même infecté à l'occasion d'un repas de sang sur un oiseau porteur. Dans la majorité des cas, l'infection passe inaperçue. Mais lorsqu'elle n'est pas asymptomatique, la maladie se présente comme un syndrome de type grippal avec fièvremaux de tête et courbatures. Plus rarement (1 cas sur 100 à 150), elle entraîne des méningites ou des encéphalites potentiellement mortelles.

L’Europe en proie à une épidémie en 2010

Bien que la France reste relativement épargnée avec seulement sept cas en dix ans, en 2010, l'infection a été à l'origine d'une épidémie en Europe. Entre le 1er juin et le 16 novembre de cette même année, 987 cas humains ont été enregistrés, dont 42 mortels. Ils sont survenus dans sept pays de la région méditerranéenne : Espagne, Grèce, Hongrie, Israël, ItalieRoumanie et Turquie.

Ailleurs, la situation est bien pire. L'an dernier, les États-Unis ont déclaré 5.674 cas, dont 286 mortels. « Ces épidémies soulignent le potentiel de diffusion de ce virus, indique l'InVSUne surveillance active et multiespèce doit être maintenue pour détecter tout phénomène épidémique. »

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