Santé

VIH-Sida : des antirétroviraux préventifs efficaces

ActualitéClassé sous :médecine , SIDA , VIH

Après le gel vaginal, un nouveau moyen de prévention contre le virus du Sida semble efficace. Au sein de la population homosexuelle considérée à risque, une étude montre que deux antirétroviraux pris préventivement pourraient réduire la transmission du virus de 44 %.

La transmission du virus du Sida est freinée de 44 % par la prise de deux antirétroviraux en prévention. © Destination Santé

L'utilisation préventive d'antirétroviraux, préalablement à l'exposition au VIH, apparaît aujourd'hui comme une piste de plus en plus digne d'intérêt. Une nouvelle étude confirme d'ailleurs le bien-fondé de cette approche, notamment auprès de la population homosexuelle masculine.

D'après Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le Sida et les hépatites virales (ANRS), cette stratégie consiste à traiter des personnes séronégatives, avant la prise de risque. L'objectif consiste à cibler certaines populations où les comportements à risque sont récurrents, les milieux de la prostitution et les homosexuels masculins par exemple.

Quelques mois après l'étude Caprisa (Centre for the AIDS Programme of Research in South Africa) qui a évalué le recours préventif d'un gel vaginal microbicide, un nouveau travail confirme l'intérêt de cette stratégie. Baptisé iPrEx, il a été conduit dans six pays (Afrique du Sud, Brésil, Équateur, États-Unis, Thaïlande et Pérou), auprès de 2.499 homosexuels ou transexuels séronégatifs.

Un outil de prévention à envisager pour le futur

Au final, « la réduction de la transmission est de 44 % dans le groupe traité par rapport aux participants sous placebo », commentent les représentants de l'association AIDES. Malgré cela, ils temporisent : « bien que ce travail soit porteur d'espoir, nous sommes encore loin d'une mise à disposition de la prophylaxie pré-exposition dans la "vraie vie" ».

De son côté, l'ANRS ajoute que « ces résultats prouvent que l'utilisation d'antirétroviraux par voie orale peut être envisagée comme un outil additionnel de prévention». L'Agence française s'apprête d'ailleurs à lancer une étude sur ce sujet. Élaborée en lien avec le milieu associatif, elle devrait démarrer courant 2011.

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