Santé

Phlébite : le Rivaroxaban simplifie le traitement

ActualitéClassé sous :médecine , thrombose veineuse profonde , thrombose

La phlébite, ou formation d'un caillot de sang, est une maladie aux conséquences parfois graves, dont les traitements sont contraignants. Une étude montre que le Rivaroxaban est efficace et facile d'utilisation. Il fait l'objet d'une demande d'autorisation de commercialisation.

Les chercheurs ont montré que le Rivaroxaban est peu contraignant mais tout aussi efficace contre les phlébites. © Danièle Bonardelle / Fotolia

La thrombose veineuse profonde (TVP) ou phlébite profonde est une maladie qui peut avoir des conséquences graves et provoquer une embolie pulmonaire. Il existe des traitements, mais qui présentent diverses contraintes. Un nouveau médicament, le Rivaroxaban du laboratoire Bayer, vient de démontrer son efficacité dans le traitement de cette maladie.

En cas de phlébite, un caillot de sang se forme dans une veine, bloquant en partie (ou totalement) la circulation sanguine. Au pire, le caillot peut se fragmenter, migrer par exemple dans l'artère pulmonaire, et provoquer une embolie. Le traitement actuel de la TVP consiste en l'administration de deux anticoagulants, une héparine et un antagoniste de la vitamine K, ou AVK. Ces traitements toutefois, sont porteurs de nombreuses contraintes.

D'abord, il est nécessaire de prendre les deux médicaments simultanément les premiers jours avant de poursuivre le traitement par AVK seul au long cours. Ensuite, la prise du premier est relativement difficile, puisqu'il doit être injecté. Aussi le dosage du second doit être précisément et régulièrement ajusté. Sans oublier que leur efficacité varie d'un malade à l'autre. Enfin les AVK exigent la réalisation de bilans biologiques (les INR ou rapports internationaux normalisés) réguliers, au minimum une fois par mois.

La prévention aussi est importante

Une nouvelle étude, portant sur 3.400 personnes atteintes de phlébite, a comparé ce traitement de référence avec le Rivaroxaban. Il en ressort que l'efficacité de ce dernier équivaut à celle de l'héparine associée à une AVK : il limite dans les mêmes proportions le risque d'embolie pulmonaire et de rechute de la thrombose veineuse. Et il est aussi bien toléré, c'est-à-dire qu'il ne provoque pas davantage d'effets secondaires tels que les hémorragies. Pris par voie orale, ce médicament se suffit à lui-même - pas de second médicament, donc - et n'impose pas non plus de contraintes au niveau du suivi biologique.

Un dossier de demande d'Autorisation de mise sur le marché (AMM) devrait être prochainement déposé pour mais en attendant, pensez prévention ! L'immobilisation des membres inférieurs - lors d'un long voyage en avion, dans un plâtre, après une grossesse... - est un facteur de risque majeur de phlébite. Dans ces circonstances, astreignez-vous à bouger autant que possible. Ou tout simplement, pensez à contracter vos jambes de façon répétée.

Cela vous intéressera aussi