Quand l'IA se met au service des pré-diagnostics des maladies rares. © sdecoret© lenets_tan, Adobe Stock
Santé

Quand l'IA se met au service du pré-diagnostic des maladies rares

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Sanofi et la société M.I.S (Medical Intelligence Service), experte de l'intelligence artificielle médicale, ont officiellement annoncé leur partenariat pour le développement d'un algorithme d'IA de pré-diagnostic des maladies rares. Nommé AccelRare®, son déploiement est prévu pour fin 2022.

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L’IA pour le pré-diagnostic des maladies rares

Destiné aux médecins généralistes, médecins de ville et pédiatres, l'outil AccelRare® a pour ambition d'accélérer le pré-diagnostic de 270 maladies rares, disposant d'un traitement ou d'une prise en charge adaptée.S'appuyant sur l'outil préexistant MedVirTM développé par M.I.S, et fruit de plus de 30 ans de recherches médicales, AccelRare® permettra aux médecins de saisir dans le logiciel les symptômes et les signes cliniques du patient en situation atypique. L'algorithme développé conjointement par les deux entreprises identifiera ensuite s'il y a un risque significatif de maladie(s) rare(s), et fournira si besoin la liste des maladies associées aux symptômes décrits, des informations sur ces maladies ainsi que les coordonnées du centre expert labellisé le plus proche.

Prochainement en phase de test

L'outil sera testé au cours de l'année 2022 auprès d'experts en maladies rares sur la base de cas cliniques réels et de la liste de 270 maladies bénéficiant d'une prise en charge. L'objectif étant d'ajuster le degré de pondération et de sélectivité des différents symptômes renseignés pour s'assurer que l'outil pose le bon pré-diagnostic. AccelRare® sera ensuite disponible sur le web pour les professionnels de santé, d'abord déployé en français et en anglais, puis dans d'autres langues par la suite. 

Un enjeu de santé publique 

À ce jour en France, le délai moyen de diagnostic des maladies rares est de 2 à 3 ans, et 25 % des malades restent en errance diagnostique entre 5 et 15 ans. Rappelons qu'une maladie est dite « rare » lorsqu'elle touche moins d'une personne sur 2.000. 

En 2022, on recense pas moins de 7.000 maladies rares identifiées dans le monde et 300 millions de personnes en seraient atteintes, dont 3 millions en France. Une détection précoce de ces maladies pourrait permettre aux malades une meilleure prise en charge.

La Healthtech en pleine forme

L'année 2021 aura été une année faste pour les start-ups de la Healthtech. Regroupant les biotechs, les fabricants de dispositifs médicaux, les spécialistes de la santé numérique ainsi que ceux du diagnostic, les entreprises du secteur ont atteint un montant record de financement.

D'après le panorama France HealthTech dressé par France Biotech et publié le 15 février 2022*, les entreprises françaises de la Healthtech ont levé en 2021 : 2,3 milliards d'euros, dont 1,6 milliard en capital-risque. Un chiffre en augmentation de 50 % par rapport à 2020. La France se classe d'ailleurs au deuxième rang européen du nombre de sociétés financées avec 125 entreprises, derrière le Royaume-Uni (177) mais devant l'Allemagne (47).

À l'image du partenariat qui unit désormais Sanofi à M.I.S, BPI France a lancé début février le programme « French Care ». S'inspirant de ses cousines, « La French Tech » & « la French Fab », le French Care affiche un objectif clair de mobilisation de l'écosystème de la santé, tant public que privé. Casser « l'effet silo » qui cimente les communications et faire en sorte que grands groupes, laboratoires, start-ups, instituts de recherche, universités communiquent, collaborent et fassent émerger les champions de demain. «  C'est en décloisonnant les différents secteurs que se révélera plus encore l'énergie collective », précise Nicolas Dufourq, directeur de BPI France. 

La healthtech a de beaux jours devant elle.

* Étude réalisée d'après un panel de 427 sociétés de la Biotech, sur les 2.000 que compte la France : https://fr.calameo.com/read/0065970524855fb02ae46 


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