Santé

La grippe aviaire de nouveau aux portes de la France

ActualitéClassé sous :médecine , H5N1 , grippe aviaire

La présence de la souche du virus H5N1 a été confirmée par le laboratoire communautaire de référence pour la grippe aviaire situé à Weybridge (G-B) dans un élevage du Sud de l'Angleterre, annoncent la Commission européenne et le Ministère britannique de l'Environnement.

Lieu de détection de la souche H5N1 de la grippe aviaire le 3 février 2007.

L'élevage concerné appartient à la compagnie Bernard Matthews, située à Hotton, près de Lowestoft dans le Suffolk, et comprend 159.000 dindes dont l'abattage par mesure de précaution a déjà commencé. C'est dans la soirée du jeudi 1er février que les autorités sanitaires avaient été alertées, suite au décès de 2600 dindes dans cette entreprise.

Les autorités britanniques ont dressé une zone de quarantaine de trois kilomètres autour de l'élevage, et une zone de surveillance de dix kilomètres à l'intérieur de laquelle la volaille devra impérativement être isolée des oiseaux sauvages et la circulation réduite.

Un porte-parole de la compagnie a assuré qu'aucune volaille de l'élevage ni aucun produit n'avaient quitté les lieux, et que la maladie avait pu être contenue, qualifiant de "négligeable" le risque pour les humains. Cependant, la souche H5N1 du virus de la grippe aviaire est potentiellement transmissible à l'homme, et par conséquent considérée comme très dangereuse.

Le ministre de l'agriculture français, Dominique Bussereau, a annoncé avoir saisi l'Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), dont une évaluation de situation et du niveau de risque est attendue dès lundi. Il affirma aussi que les mesures de surveillance permanentes de la faune sauvage et des élevages n'ont pas permis de détecter la présence du virus H5N1 sur le territoire français en 2007, où le seul cas de contamination connu s'est produit en février 2006 dans un élevage de dindes de l'Ain, entraînant l'euthanasie de 11.000 bêtes.

Si l'Afssa estime qu'un risque existe à nouveau, les élevages de l'Hexagone pourraient à nouveau être soumis à un confinement général. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a souligné que l'Europe n'est pas à l'abri d'une résurgence de la maladie, notamment en cas de mutation du virus.

Samedi soir, Gregory Hartl, porte-parole de l'OMS, a aussi confirmé que le décès d'une jeune nigériane de 22 ans était bien imputable au virus H5N1 de la grippe aviaire, premier cas humain mortel enregistré au Nigeria. Bien qu'il s'agisse d'un cas isolé, les autorités médicales sont inquiètes compte tenu de la densité de la population et de l'urbanisation du pays. Plusieurs personnes présentant les symptômes de la maladie ont déjà contacté les services sanitaires.

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