Les parabènes n’entrent plus dans la composition des produits cosmétiques, pourtant ces derniers montrent encore des signes de toxicité. En lieu et place des molécules bannies, le conservateur nommé méthylisothiazolinone induirait des irritations et des eczémas. Méfiance donc. 
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Un nouveau conservateur utilisé très largement dans les cosmétiques en remplacement des parabènes entraîne un nombre croissant d'irritations et d'eczémaseczémas, selon la Société française de dermatologie (SFD).

Présente dans les produits de toilette (lingettes nettoyantes, savons, shampoings), les produits ménagers (produits vaisselle, liquidesliquides nettoyants des surfaces) et dans les produits professionnels, la méthylisothiazolinone (MIT) a remplacé les parabènes, accusés d'être des perturbateurs endocriniensperturbateurs endocriniens.

« Nous constatons des réactions de plus en plus fréquentes à ce nouveau conservateur, en particulier des eczémas de contact », précise mercredi le docteur Brigitte Roy-Geffroy, la directrice exécutive de la SFD, en se basant sur des indications fournies par le réseau de vigilance en dermatoallergologie (Revidal).

L'eczéma de contact, plus fréquent chez l'adulte, est une réaction allergique cutanée à une substance donnée, comme la méthylisothiazolinone. © Jambula, Wikipédia, DP

L'eczéma de contact, plus fréquent chez l'adulte, est une réaction allergique cutanée à une substance donnée, comme la méthylisothiazolinone. © Jambula, Wikipédia, DP

Eczéma, irritations : attention à la méthylisothiazolinone

Selon le docteur Annick Barbaud, responsable du service de dermatologie au CHU de Nancy, il s'agit principalement d'eczémas du visage, voire d'un eczéma « plus diffusdiffus en cas d'utilisation d'une crème hydratante ou d'un savon contenant ce conservateur ».

L'eczéma peut également toucher le siège en cas d'utilisation de lingettes chez les bébés. « Quelques rares cas de gêne respiratoire et d'irritation de muqueusesmuqueuses ont également été observés », ajoute Annick Barbaud, qui a fait le point sur les allergiesallergies de contact lors des Journées dermatologiques qui se sont tenues à Paris courant décembre.

Lors de ces journées, la dermatologuedermatologue a de nouveau mis en garde contre les tatouages provisoires au henné qui continuent à être réalisés avec un colorant noir normalement utilisé pour les colorations capillaires, la paraphénylènediamine, qui entraîne de « fortes réactions allergiques cutanées ».