Santé

La cigarette électronique n’est pas un médicament

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Les députés européens ont tranché hier au Parlement de Strasbourg : la cigarette électronique ne sera pas vendue en pharmacie, mais bien dans les boutiques spécialisées, car il ne s'agit pas d'un médicament. En parallèle, la législation antitabac a été renforcée.

La cigarette électronique, venue de Chine, est en plein essor en France et connaît déjà plus de 1,5 million d'adeptes, appelés « vapoteurs », qui l'utilisent le plus souvent pour se sevrer du tabac. © Ibrahim Ba'him, picasaweb, cc by sa 3.0

Ils sont 7 millions en Europe et plus de 1,5 million rien qu'en France. Les adeptes de la cigarette électronique pourront toujours acheter leurs aides au sevrage tabagique dans les bureaux de tabac et les boutiques spécialisées, et pas en pharmacie, comme le préconisait un projet de loi débattu au Parlement européen de Strasbourg. Ce mardi 8 octobre, la majorité des eurodéputés a voté pour que l'on ne considère pas l'e-cigarette comme un médicament.

Ces produits, dont l'innocuité n'a pas été prouvée, contiennent de la nicotine, molécule associée à la dépendance tabagique. Mais à la différence de la cigarette classique, ils sont exemptés de goudrons et autres particules solides qui contribuent à la toxicité du tabac. Ils restent cependant interdits aux mineurs et toute publicité est prohibée.

La cigarette électronique reste cantonnée aux magasins spécialisés, et n'ayant pas le statut de médicament, est interdite de vente dans les pharmacies. © Idé

La cigarette électronique oui, le tabac non !

Ces mesures ont été votées dans le cadre plus large d'une nouvelle législation antitabac, qui va globalement se durcir. Ainsi, à l'avenir, 65 % des paquets de cigarettes seront recouverts par des messages d'avertissement (contre les 75 % qui avaient été demandés), tandis que la marque se retrouvera tout en bas. Les cigarettes fines, dites « slim », pourront toujours être commercialisées. En revanche, les cigarettes aromatisées sont amenées à disparaître dans les trois prochaines années, à l'exception du menthol qui obtient un sursis de huit ans.

Le vote s'est tenu après des mois de campagne des lobbies du tabac pour convaincre les eurodéputés d'aller dans le sens de leurs intérêts et de vider le projet de sa substance. Ils ont voulu repousser le vote de quelques mois, après les futures élections européennes de 2014.

Désormais, il revient aux 28 pays impliqués d'analyser le texte soumis. Dans le meilleur des cas, ces mesures ne pourront être mises en place avant 2017, pour lutter contre un fléau qui emporte chaque année 700.000 Européens.

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