Cheryl Nickerson, microbiologiste à l'Arizona State University, affirme que l'environnement spatial rend certaines bactéries plus virulentes par suite d'un dérèglement génétique.

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    Salmonella typhimurium (en rouge) sur une culture de cellules humaines. Crédit : gouvernement fédéral des États-Unis

    Salmonella typhimurium (en rouge) sur une culture de cellules humaines. Crédit : gouvernement fédéral des États-Unis

    Le chercheur est arrivé à cette conclusion après avoir conduit une expérience à bord de la Station spatialeStation spatiale lors de la mission STS-115, basée sur la culture de salmonelles en milieu hermétiquement clos. Cette manipulation était synchronisée avec une expérience identique, menée dans un laboratoire du Kennedy Space CenterKennedy Space Center.

    L'analyse des résultats a permis de déterminer que certaines bactéries, notamment Salmonella typhimurium, s'étaient montrées jusqu'à trois fois plus virulentes en apesanteurapesanteur qu'à la surface de la Terre. Cet état serait provoqué par l'éveil d'un régulateur génétique particulier, nommé Hfq, qui contrôle environ 160 gènes de S. typhimurium et qui s'active anormalement dans ces conditions particulières.

    Les chercheurs envisagent dès à présent d'autres expériences afin de mieux comprendre les mécanismes qui régissent l'activité des bactéries en milieu spatial ainsi que les risques réellement encourus par les astronautesastronautes.