Santé

En bref : des conseils à suivre avant l'exposition au soleil

ActualitéClassé sous :médecine , coup de soleil , photodermatose

Au-delà du banal coup de soleil, les ultraviolets peuvent provoquer des dégâts plus importants sur des peaux rendues hypersensibles par une photodermatose, comme la lucite estivale bénigne, qui touche de nombreuses femmes. L'usage de certains médicaments, en outre, peut aggraver les effets des UV. Voici quelques conseils à connaître.

Le Soleil n'est pas que bénéfique. Son rayonnement ultraviolet n'est qu'en partie absorbé par l'atmosphère terrestre et la peau est aux premières loges pour arrêter les UV qui l'ont traversée. On voit ici des images superposées prises par trois instruments astronomiques de l’éruption solaire du 29 mars 2014. Ces colères du Soleil ne sont pas spécialement dangereuses pour nous. C'est le flot continu d'ultraviolets qui génère le risque le plus dommageable. © Nasa, SDO, HMI, Iris, GSFC, Rhessi

À hautes doses, les ultraviolets (UV) provoquent des coups de soleil, accélèrent le vieillissement cutané et augmentent le risque de cancers cutanés. Mais sur une peau prédisposée, une exposition solaire même modérée suffit parfois à provoquer des démangeaisons et des rougeurs. Heureusement, il y a des parades à cette photosensibilité.

Bien connues des médecins et des pharmaciens exerçant dans des zones fréquentées par les vacanciers, certains problèmes de peau ne se manifestent que l'été. Et pour cause, ces photodermatoses ou « allergies solaires » sont directement provoquées par les UV.

Contrer la lucite estivale bénigne

C'est la plus fréquente des photodermatoses. La lucite estivale bénigne concernerait près d'une femme sur dix, sans que les médecins ne soient parvenus à identifier précisément son origine. Elle touche essentiellement les 15-25 ans, indépendamment du phototype. Dans les heures qui suivent l'exposition, des petites cloques rougeâtres envahissent le décolleté, les épaules, les bras, voire les jambes. Les démangeaisons font penser à celles provoquées par des orties.

Même si ces symptômes sont sans gravité et s'estompent généralement au bout de quelques jours, ils sont toutefois très inconfortables. En cas de démangeaisons très importantes, le médecin peut être amené à prescrire un corticoïde local. La solution : si vous avez déjà souffert de lucite estivale, prenez, durant le mois qui précède votre départ en vacances, des compléments alimentaires spécifiques riches en antioxydants, notamment en bêtacarotène. Une fois sur place, exposez-vous très progressivement (pas plus de 20 minutes le premier jour). Et même par temps nuageux, utilisez des crèmes solaires indices 50 spécifiques pour les peaux intolérantes.

Vérifier l'effet des médicaments

De nombreux médicaments sont photosensibilisants. Sous l'effet combiné de leurs molécules et des UV, l'épiderme va rougir de manière disproportionnée par rapport à la durée d'exposition ou à l'ensoleillement, devenir douloureux, voire se couvrir de cloques. Les principaux responsables ? Les antibiotiques, les traitements contre l’acné, les antidépresseurs, les hypocholestérolémiants

Attention également à la pilule qui, si elle n'est pas à proprement parler photosensibilisante, augmente le risque d'apparition d'un mélasma (ou masque de grossesse). La solution : vérifiez auprès de votre médecin ou de votre pharmacien si vos traitements sont photosensibilisants. Si leur prise ne peut pas être suspendue le temps de vos vacances, évitez les expositions solaires et utilisez systématiquement un indice solaire SPF 50 spécifique pour les peaux sensibles ou intolérantes.

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