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L'avenir des espèces menacées passe-t-il par le clonage ?

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Vingt-trois ans après sa mort, le spécimen n°391 de banteng (sorte de boeuf asiatique aujourd'hui menacé d'extinction) du Wild Animal Park de San Diego en Californie est devenu père de deux petits veaux, grâce au clonage.

En juin 2002, des scientifiques de la société Advanced Cell Technology Inc. (Massachusetts) ont en effet prévelé des cellules de peau congelées par le zoo après le décès de l'animal. L'ADN de ces cellules a été transféré dans des ovocytes de vaches domestiques pour produire 45 embryons que l'on a implantés dans l'utérus de 30 femelles au Trans Ova Genetics de l'Iowa. Sur les six grossesses engagées, seules deux sont arrivées à terme.

L'un des petits, né avec des malformations sévères, a par ailleurs dû être euthanasié après quelques jours. La manipulation, troisième du genre, avait pour but de démontrer l'intérêt du clonage pour la préservation des espèces en danger. Mais tous ne voient pas là de quoi résoudre le problème. "A quoi bon relâcher des animaux dans la nature si les causes de leur extinction ne sont pas résolues", remarque Karen Baragona du World Wildlife Fund (WWF). Mieux vaudrait favoriser la sauvegarde des habitats naturels. Les auteurs de l'expérience reconnaissent eux-mêmes que tout n'est pas gagné. On parlera réellement de conservation si l'animal cloné peut se reproduire et apporter ses gènes au pool génétique de son espèce.

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