Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego ont montré que des bactéries peuvent échapper aux antibiotiques en agissant sur l'entrée d’ions dans la cellule. La découverte de ce mécanisme pourrait aider à mettre au point de nouveaux traitements.

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[EN VIDÉO] Des bactériophages pour contrer les bactéries résistantes aux antibiotiques Les antibiotiques sont de moins en moins efficaces car les bactéries sont de plus en plus résistantes. L’Institut Pasteur travaille donc au quotidien sur des solutions dont l'une utilise les bactériophages, des virus n'infectant que les bactéries. Laurent Debarbieux, responsable du groupe Interactions bactériophages-bactéries chez l’animal, nous en parle plus en détail durant cette interview.

La résistance aux antibiotiques est un problème majeur de santé publique dans le monde car elle menace nos capacités à lutter contre des infections bactériennes. Pour développer de nouveaux médicaments, les chercheurs ont besoin de mieux comprendre comment les bactériesbactéries parviennent à résister aux antibiotiquesantibiotiques.

Dans un article paru dans la revue Cell, des scientifiques de l'université de Californie ont combiné une approche expérimentale avec une modélisationmodélisation mathématique. Ils ont travaillé sur le lien entre l'activité des ribosomesribosomes et les mouvementsmouvements d'ionsions à travers les membranes cellulairesmembranes cellulaires. Les ribosomes sont des éléments qui servent à fabriquer des protéinesprotéines à partir d'un message génétiquegénétique. Ils sont la cible de certains antibiotiques.

La bactérie utilise les flux de magnésium pour résister à l'antibiotique

Chez Bacillus subtilis, les chercheurs ont trouvé que les bactéries survivaient à l'attaque d'antibiotiques ciblant les ribosomes, en intervenant sur le flux des ions magnésiummagnésium à travers la membrane cellulaire. Cette action sur l'entrée du magnésium permettait aux bactéries de stabiliser leurs ribosomes et donc d'échapper à l'antibiotique.

Ces travaux révèlent un lien étroit entre les ribosomes et le potentiel membranaire, qui est dû aux différences de concentrations des ions de part et d'autre de la membrane. Ils suggèrent également des applicationsapplications médicales : en modifiant la capacité des bactéries à prendre du magnésium dans le milieu, il serait donc possible d'améliorer l'efficacité des antibiotiques.