Des questions se posent quant aux effets sur la santé des rayonnements émis par les antennes du réseau 5G. Des chercheurs apportent quelques réponses. © markoaliaksandr, Adobe Stock

Santé

5G : des risques « très faibles » pour la santé

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Alors que la France se prépare à déployer son réseau 5G, des questions se posent quant aux effets sur l'environnement et sur la santé des rayonnements émis par ces antennes de nouvelle génération. Des études apportent aujourd'hui quelques réponses rassurantes.

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La cinquième génération de réseau mobile, la 5G pour les initiés, promet surtout des débits jusqu'à dix fois plus importants que ceux qui sont possibles avec la génération précédente, la fameuse 4G. De quoi faire émerger de nouveaux services et de nouveaux usages. Mais aussi, inquiéter quant aux effets possibles sur la santé des rayonnements électromagnétiques émis par les antennes 5 G. D'autant que dans son rapport intermédiaire publié en janvier 2020, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) note « un manque important, voire une absence, de données relatives aux effets biologiques et sanitaires » des réseaux sans fil de cinquième génération.

Au mois de mars dernier, la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) -- un consortium basé en Allemagne -- a toutefois partagé des conclusions rassurantes. Selon elle, à des niveaux d'exposition qui respectent les lignes directrices établies, il n'existe aucune preuve d'effets néfastes sur la santé d’ondes dont les fréquences seraient comprises entre 100 kHz et 300 GHz. Une fourchette qui inclut justement les ondes émises par les réseaux 5G qui se situent entre 3,5 et 36 GHz.

Il y a quelques jours, une revue d'experts du Committee on Man and Radiation (COMAR) -- des médecins, des biologistes, des épidémiologistes, des ingénieurs et des physiciens -- publiée dans le journal officiel de la Health Physics Society (États-Unis) confirme que, dans les limites d'exposition actuelles, il semble y avoir peu ou pas de risque d'effets néfastes sur la santé.

Des chercheurs de l’université de l’État de l’Oregon (États-Unis) ont étudié les effets des ondes émises par les réseaux 5G sur les poissons-zèbres. Leurs conclusions sont rassurantes. En attendant la suite… © Université de l’État de l’Oregon

5G : des impacts bénins sur les poissons-zèbres

Ces experts avancent que :

  • contrairement aux ondes de plus basses fréquences, les ondes associées à la 5G ne pénètrent pas au-delà de la couche externe de la peau,
  • il est peu probable que l'introduction de la 5G modifie les niveaux globaux d’exposition aux ondes électromagnétiques de radiofréquences -- le principe même de la technologie étant d'orienter les émissions vers les appareils qui en ont besoin, plutôt que de fonctionner en continu,
  • dans les lieux publics, les expositions resteront en dessous des limites d'exposition établies.

Des conclusions qui n'empêchent pas les experts d'appeler à multiplier les études sur les effets biologiques d'une exposition aux ondes millimétriques -- avec des fréquences comprises entre 30 et 300 GHz que l'on étend parfois en dessous, jusqu'à 24 GHz --, notamment.

Aujourd'hui, des travaux menés par des experts de la toxicologie environnementale de l'université de l’État de l’Oregon (États-Unis) ajoutent à la confiance des chercheurs en la matière. Ils ont exposé des poissons-zèbres -- un organisme modèle souvent utilisé pour étudier les interactions entre les facteurs de stress environnementaux et les systèmes biologiques -- au stade embryonnaire à des radiofréquences de 3,5 GHz, la fréquence la plus courante pour les smartphones compatibles 5G. Aucun impact significatif n'a pu être enregistré quant à la mortalité, au développement ou à la réponse comportementale des embryons à la lumière. Un léger impact seulement sur la réponse des embryons à un stimulus sonore soudain qui demande à être précisé.

Dans les mois qui viennent, les chercheurs envisagent d'étudier l'impact possible sur les gènes des poissons-zèbres et sur leur développement jusqu'à l'âge adulte. Ils travailleront également sur des fréquences et des niveaux d'exposition plus élevés, pour apporter, par anticipation, des réponses aux évolutions des technologies mobiles.

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