Santé

Un nouveau plan contre le cancer du col de l’utérus

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Chaque année en France, plus de 3.000 femmes contractent un cancer du col de l'utérus et 1.000 succombent de cette maladie. Le plan cancer 2014-2019 entend faire reculer l'incidence de cette maladie.

Le cancer du col de l'utérus tue entre 250.000 et 300.000 femmes chaque année dans le monde. Le plan cancer 2014-2019 pourra-t-il diminuer son incidence en France ? © Claude Robillard, Flickr, cc by sa 2.0

Les cancers sont la première cause de mortalité évitable en France. Dans le Plan cancer 2014-2019, les autorités sanitaires rappellent en effet que près d'un décès par cancer sur deux pourrait être évité par des mesures de dépistage et de traitement adaptés. C'est dire l'importance de la prévention pour réduire significativement le nombre de nouveaux cas.

L'origine du cancer du col de l'utérus (CCU) est parfaitement identifiée : il s'agit d'une infection persistante à une famille de virus, les papillomavirus humains (HPV). Deux d'entre eux, les types 16 et 18, sont responsables d'environ 70 % des cas de CCU. Très répandus et contagieux, les HPV se transmettent lors des contacts intimes. Les spécialistes estiment que sept femmes sur dix y seront exposées au cours de leur vie. C'est entre 15 et 25 ans que les jeunes filles sont le plus à risque. Heureusement, ces virus sont généralement éliminés par l'organisme, mais dans environ 10 % des cas, l'infection persiste et peut entraîner l'apparition de lésions précancéreuses du col de l’utérus. Si elles ne sont pas décelées et traitées suffisamment tôt, ces lésions peuvent évoluer vers un cancer.

Le papillomavirus est un virus à ADN responsable des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes. Il peut passer inaperçu ou entraîner des infections génitales plus ou moins graves. © AJC1, Flickr, cc by nc 2.0

Renforcer l’accès à la vaccination HPV chez les jeunes filles

Un examen de dépistage, le frottis, permet de détecter les lésions précancéreuses et les cancers à un stade précoce ce qui permet une prise en charge rapide. Cet examen est recommandé tous les trois ans (après deux frottis normaux à un an d'intervalle) chez les femmes âgées de 25 à 65 ans. D'autre part, il existe un vaccin contre le HPV. En France, il est recommandé à toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans, et en rattrapage jusqu' à 19 ans révolus. Le nouveau Plan cancer vise à renforcer l'accès à la vaccination HPV avec un objectif de couverture de 60 % des jeunes filles d'ici 2019.

Comme en témoigne Patrick Raulic, médecin à Lyon, « la pratique du frottis a permis de réduire de moitié le risque de cancer du col de l'utérus en France ». La vaccination des préadolescentes, en complément du dépistage à partir de l'âge de 25 ans, donne la possibilité d'agir sur deux des HPV les plus oncogènes et de prévenir des lésions précancéreuses, lourdes de conséquences chez les femmes. « Il est vraiment dommage que cette vaccination ne suscite pas plus d'adhésion », conclut-il.

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