Les petites baies rouge du houx peuvent être confondues par les enfants avec des baies comestibles. © lazyllama, Adobe Stock
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Plantes de Noël : attention aux intoxications

Question/RéponseClassé sous :plante , gui , houx

Les plantes ornementales comme le gui, le houx ou le poinsettia, peuvent être toxiques pour les enfants ou les animaux et provoquer des symptômes plus ou moins graves.

Durant les fêtes de fin d'année, le houx, le gui ou le poinsettia sont utilisés pour décorer l'intérieur et l'extérieur de la maison ou même des gâteaux. Mais attention : ces plantes, comme beaucoup d'autres, sont toxiques en cas d'ingestion ou par contact. Tous les ans, les centres antipoison reçoivent ainsi entre 60 et 80 appels pour des enfants de moins de 15 ans ayant accidentellement mis à la bouche des baies de houx ou de gui, rappelle l'Agence nationale de sécurité sanitaire et de l'alimentation (ANSES). Près de 40% des cas surviennent au moment des fêtes de fin d'année entre décembre et janvier. Alors soyons vigilants.

 

Le houx (Ilex aquifolium)

  • Partie toxique : bien que les feuilles et les branches soient elles aussi toxiques, ce sont les baies qui sont responsables de la majorité des intoxications.
  • Symptômes : nausées, vomissements, salivation importante, diarrhées. En plus grande quantité (au-delà de 5 baies), somnolence et convulsions.
  • Animaux : le houx est toxique pour les chiens et chats, qui peuvent présenter des troubles digestifs voire neurologiques allant jusqu'au coma en cas d'ingestion d'un grand nombre de baies.
  • Prévention : éliminer les baies tombées sur le sol et évitez de décorer des aliments comestibles avec.
Les baies de houes sont à l’origine de 60 à 80 appels par an aux centres antipoison. © peterzika, iNaturalist

Le gui (Viscum album)

  • Partie toxique : les protéines toxiques du gui, appelées viscotoxines, se trouvent dans les feuilles et les tiges de la plante. Les baies n'en contiennent pas et sont dès lors moins toxiques. À noter que la toxicité du gui dépend fortement de l'arbre hôte.
  • Symptômes : nausées, vomissements, diarrhée. En grande quantité : somnolence, faiblesse, fièvre, troubles du rythme cardiaque et neurologiques.
  • Animaux : le gui est toxique voir mortel pour les chats comme pour les chiens : la gravité dépend du gabarit de l'animal et du nombre de baies absorbées.
  • Prévention : éliminer les baies tombées sur le sol et assurez-vous que l'animal n'ait pas accès à la plante.
Le gui peut être mortel pour les chiens et chats. © ma9nolia, iNaturalist

Le poinsettia ou Étoile de Noël (Euphorbia pulcherrima)

  • Partie toxique : contrairement aux variétés du Mexique (dont est originaire le Poinsettia), les plantes cultivées en pot chez nous sont peu toxiques. Elles produisent un suc contenant du latex légèrement collant et irritant mais sans danger pour l'homme et les enfants, sauf à consommer plusieurs kilos de feuilles (qui ont par ailleurs un gout très désagréable) !
  • Symptômes : légères irritations de la peau ou de la bouche en cas de contact, une conjonctivite par contact avec les yeux.
  • Animaux : les chats ou chiens sont susceptibles d'avaler une grande quantité de feuilles, ce qui peut provoquer des troubles digestifs (régurgitation, vomissements, diarrhées, salivation) et des tremblements.
  • Prévention : se laver les mains après avoir manipulé un poinsettia. Les personnes allergiques au latex doivent redoubler de vigilance et utiliser des gants.
Le poinsettia n’est pas toxique mais ses feuilles contiennent un suc irritant. © robyyy, iNaturalist

D'autres plantes parfois présentes à Noël dans les appartements, comme l'if (Taxus baccata) ou la jacinthe (Hyacinthus), contiennent des composés toxiques pour les hommes et les animaux.

Que faire en cas d’ingestion ?

  • Si l'enfant a mis à la bouche des feuilles ou des baies de houx, de gui, ou d'autres plantes d'ornement : nettoyez-lui la bouche avec de l'eau, ne le faites pas boire et appelez un Centre antipoison.
  • En cas d'intoxication de votre animal, appelez un Centre antipoison vétérinaire.
  • Dans tous les cas, conservez une photographie de la plante pour en faciliter l'identification.
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