Tout le monde ne possède pas de voiture : un foyer sur cinq s'en passe et l'auto-stop du siècle dernier a cédé la place au co-voiturage et à l'auto-partage. Que ce soit pour des raisons économiques, pratiques ou d'éthique personnelle, ou parce que l'offre de transports collectifs est pauvre, ces nouvelles façons d'envisager la mobilité révolutionnent nos habitudes et connaissent de plus en plus de succès, mais elles sont souvent confondues. Voyons quelles sont leurs différences ?

Le covoiturage et l'auto-partage sont deux modes de déplacement alternatifs qui se développent depuis quelques temps, en opposition au modèle de la voiturevoiture individuelle et qui répondent aux enjeux de la mobilité de tous les jours et contribue à l'amélioration de la qualité de vie et de l'airair, et à décongestionner les agglomérations.

Le covoiturage s'est particulièrement développé en zones rurales. Panneau de covoiturage à Salmiech, Aveyron. © Père Igor, <em>Wikimedia Commons</em>, CC by-sa 4.0
Le covoiturage s'est particulièrement développé en zones rurales. Panneau de covoiturage à Salmiech, Aveyron. © Père Igor, Wikimedia Commons, CC by-sa 4.0

Le boom du covoiturage

Le covoiturage est le partage d'un véhicule avec d'autres personnes pour des déplacements occasionnels (voyages) ou réguliers (trajets domicile-travail). Plusieurs personnes utilisent en même temps le véhicule de l'un d'entre eux. Ce partage peut être à titre gracieux ou en échange d'une participation aux frais de déplacement (péage, carburant). Le partage des frais n'est pas soumis à la TVA, ne constitue pas un revenu et le conducteur n'est pas soumis à cotisations sociales. Le conducteur doit au minimum avoir souscrit une assurance responsabilité civile.

Au quotidien, les déplacements domicile-travail réalisés avec un véhicule individuel représentent 70 %, quand la part du covoiturage ne représente que 3 %. Cette pratique est régie par le ministère chargé des Transports qui a pour objectif de tripler le nombre de trajets réalisés en covoiturage du quotidien d'ici 2024 pour atteindre les 3 millions.

De nombreux sites associatifs ou plateformes de mises en relation se sont développés, dans le sillage du pionnier Blablacar qui, dans son étude, note qu'en 2018, 272.746 tonnes de CO2 ont été ainsi évitées en France grâce à la pratique du covoiturage sur des distances moyennes d'environ 239 km par trajet et la présence de 3,5 personnes par véhicule en moyenne.

En 2019, cette même plateforme, leader du covoiturage, annonce 17 millions de nouvelles inscriptions sur son site et un total de 70 millions de passagers transportés, tout covoiturage confondu, longue distance, quotidiens domicile-travail ou bus.

Autopartage, covoiturage, deux notions parfois confondues et qui ne recouvrent pas les mêmes modes d'utilisation. Ici, uns station d'auto-partage en libre-service, gérée par smartphone. © Zapp2photo, Adobe Stock
Autopartage, covoiturage, deux notions parfois confondues et qui ne recouvrent pas les mêmes modes d'utilisation. Ici, uns station d'auto-partage en libre-service, gérée par smartphone. © Zapp2photo, Adobe Stock

L'auto-partage, une voiture en libre-service

L'auto-partage est la mise à disposition d'un parc de véhicules à des usagers ayant souscrit à un abonnement ou un contrat pour des déplacements courts ou occasionnels. Plusieurs utilisateurs se partagent successivement un même véhicule et chacun ne finance que la duréedurée de son besoin. Ce service est proposé par une entreprise, un réseau coopératif (réseau Citiz, anciennement France Autopartage) ou par des particuliers.

Voir aussi

Louer un véhicule : quelles sont les meilleures applications ?

L'autopartage en boucle fonctionne propose des véhicules empruntés et restitués à une station fixe, l'autopartage entre particuliers qui permet aux propriétaires de rentabiliser leur véhicule, et l'autopartage, à l'instar du Vélib', est un libre-service intégral piloté par une application sur internetinternet, ce système a ses limites et ne convient qu'aux déplacement intra-urbains en général. 

Quelle que soit la formule, covoiturage ou autopartage, l'avantage financier est conséquent puisqu'il permet d'épargner les frais d'entretien et la recherche d'un stationnement mais aussi la très coûteuse assurance voiture. Sur ce dernier point, il faut veiller néanmoins d'avoir les garanties suffisantes pour être protégé. Des compagnies d'assurance ont conçu des contrats d'assurance adaptés à l'autopartage pour le conducteur locataire.