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Le Kōraku-en, le « jardin de la réjouissance ultérieure »

Diaporama - Jardins japonais : une magnificence à travers le monde
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Le Kōraku-en, le « jardin de la réjouissance ultérieure »
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Les origines du jardin Kōraku-en remontent à l'époque Edo (1600-1867). Ce magnifique jardin fut commandé par Tsunamasa Ikeda, un noble de la ville d'Okayama, plus précisément en 1687, mais la forme qu'on lui connait aujourd'hui date de 1863. Si les références sont si précises, c'est parce que de nombreuses peintures le représentent et permettent de voir les différentes évolutions de ses 13 hectares de paysage. Son nom témoigne d'un principe selon lequel le seigneur du domaine doit être « le premier à se soucier avant son peuple, et le dernier à se réjouir après son peuple ». 

Avec les jardins Kenroku-en à Kanazawa, et Kairaku-en à Mito, le jardin Kōraku-en fait partie des trois plus beaux jardins japonais. Il se situe sur un banc de sable au milieu du fleuve Asahi et auquel, à l'époque de sa construction, on ne pouvait accéder qu'en bateau. C'est un jardin de promenade, et non un jardin zen, composant un paysage de style chisan kaiyu, fait d'une succession de scènes, avec des collines, des pelouses, des étangs, des cascades, des ponts, des champs de thé et de riz ; son pavillon Ryuten, ouvert aux vents et sans cloison, est traversé par un petit cours d'eau parsemé de cailloux alignés. Il était un lieu de repos du seigneur Tsunamasa Ikeda, acteur et féru des pantomimes dansées, qui a laissé une impressionnante collection de costumes de théâtre Nō ainsi qu'une scène qui se découvre au détour d'un sentier.